Aller au contenuAller au contenu

Kenge : neuf maisons endommagées par la progression des érosions

Kenge : neuf maisons endommagées par la progression des érosions
Route nationale endommagée par une érosion près de Mfumu Nkento, dans le Kwango, en 2019. Photo d’archive, distincte des sites touchés à Kenge en novembre 2026. Photo : Χρίστος Ιμμανοελ, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0. Image recadrée.
Partager dans un groupe WhatsApp ou copier le lien pour votre chaîne

Neuf maisons ont été endommagées à Kenge après les pluies tombées au cours de la première semaine de novembre. Deux habitations se sont entièrement écroulées, selon le maire de la ville, Noël Kuketuka, cité par Actu7.cd. Plusieurs avenues et une partie du stade en construction ont également subi des dégâts.

Votre publicité ici

La mairie recense actuellement 29 têtes d’érosion actives dans le chef-lieu du Kwango. Quatre autres sites auraient été maîtrisés. Ce bilan local montre que les dommages ne se limitent pas à un seul quartier et que chaque nouvelle pluie peut aggraver des ravins déjà ouverts.

L’ancien aéroport parmi les secteurs exposés

L’érosion Mupepe, située du côté de l’ancien aéroport, est présentée comme l’un des sites les plus préoccupants. Sa progression s’accélère avec les fortes pluies. Le parterre du stade en construction a aussi cédé et touché cinq maisons situées en contrebas, d’après les informations communiquées par le maire.

La topographie de Kenge et l’insuffisance des ouvrages de drainage favorisent la concentration des eaux de ruissellement. Lorsque les caniveaux sont absents, obstrués ou mal raccordés, l’eau creuse les sols fragiles et transforme progressivement un ravinement en tête d’érosion. Les constructions proches des pentes deviennent alors les premières exposées.

Les dégâts compliquent aussi les déplacements. Une avenue coupée peut isoler un quartier, allonger le trajet vers un centre de santé ou empêcher le passage des véhicules de secours. Les habitants doivent parfois créer des déviations provisoires qui déplacent le risque sans traiter l’écoulement de l’eau.

Un besoin de financement évalué à 25 millions de dollars

Le maire estime qu’au moins 25 millions de dollars seraient nécessaires pour engager des travaux durables sur l’ensemble des sites. Ce montant provient d’études réalisées il y a plusieurs années et devra être actualisé avant tout financement. Les interventions actuellement disponibles se concentrent surtout sur des bassins de rétention, selon l’autorité urbaine.

La réponse ne peut pas se limiter au remblayage des ravins après chaque pluie. Elle demande des études hydrologiques, des collecteurs dimensionnés, la stabilisation des pentes et un contrôle de l’occupation des zones dangereuses. Les travaux doivent aussi être suivis dans le temps, car un ouvrage mal entretenu peut se boucher et renvoyer l’eau vers les habitations.

Le dossier des infrastructures reste sensible à Kenge. La mission consacrée au projet d’un nouvel aérodrome avait déjà mis en évidence la nécessité de publier les études, les critères de sécurité et le calendrier des décisions. Les mêmes exigences de transparence s’appliquent aux travaux antiérosifs.

Dans d’autres secteurs du Kwango, l’enclavement prend aussi la forme d’un manque de services essentiels. À Kingulu, les habitants réclament une antenne de téléphonie mobile. Routes, communications et drainage relèvent de problèmes différents, mais leur faiblesse commune augmente le coût des urgences et des activités économiques.

Les prochaines pluies comme test immédiat

Avant des travaux de grande ampleur, les autorités peuvent baliser les secteurs menacés, interdire le passage au bord des ravins, dégager les évacuations d’eau et organiser une surveillance après chaque pluie. Les familles dont les maisons sont fissurées ou situées sur une pente instable doivent recevoir une information claire sur le niveau de risque.

Le bilan de neuf maisons endommagées doit maintenant être complété par une évaluation technique des sites touchés. La priorité est de protéger les habitants et d’empêcher que les ravins atteignent davantage de routes et d’équipements publics pendant la saison des pluies.

À lire également

Views: 1

WhatsApp