La République démocratique du Congo a demandé une meilleure rémunération des services environnementaux rendus par ses forêts tropicales lors de la COP17 sur la biodiversité, organisée à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre 2026.
Le plaidoyer a été présenté par la ministre déléguée à l’Environnement, Arlette Bahati Tito. Selon le compte rendu publié par Radio Okapi, la délégation congolaise a mis en avant la contribution du pays à la conservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
La RDC possède environ 170 millions d’hectares de forêts tropicales, d’après les chiffres communiqués à la conférence. Cette superficie donne au pays un poids important dans les discussions climatiques, mais elle ne produit pas automatiquement des revenus pour l’État ou pour les communautés qui vivent dans les zones forestières.
Transformer le plaidoyer en mécanismes vérifiables
Les autorités congolaises cherchent à obtenir davantage de financements pour la protection des forêts et la restauration des écosystèmes. Des rencontres ont eu lieu à Erevan avec des représentants de la France, de la Belgique et de la Norvège. Aucun montant nouveau n’a toutefois été annoncé dans les informations rendues publiques.
La question centrale porte sur la manière de calculer les services environnementaux. Le stockage du carbone, la protection des bassins versants et la conservation des espèces doivent être mesurés avec des méthodes transparentes. Sans données vérifiables, les promesses de financement peuvent rester difficiles à contrôler.
La répartition des revenus constitue un autre enjeu. Les communautés locales et les peuples autochtones assurent une part importante de la protection des forêts. Les contrats doivent donc préciser leurs droits, leur participation aux décisions et la part des ressources qui leur revient.
Des programmes nationaux déjà en cours
Au Kongo Central, le programme PIFORES est entré dans une phase de pilotage provincial. Ce dispositif associe restauration des paysages, gouvernance des ressources naturelles et activités économiques rurales. Son évaluation permettra de mesurer si les financements atteignent réellement les territoires concernés.
La mise en place du marché du carbone reste également sous surveillance institutionnelle. NZADI News a expliqué pourquoi les ordonnances liées au patrimoine forestier et au carbone appellent des garanties de transparence.
Le plaidoyer présenté à la COP17 donne à la RDC une position de négociation, mais il ne remplace ni les règles nationales ni les contrôles. Les futurs accords devront publier les montants, les bénéficiaires, les indicateurs de conservation et les mécanismes de recours pour les communautés.
La prochaine COP sur la biodiversité est annoncée pour 2028 à Quito, en Équateur. D’ici là, le résultat pourra être évalué à partir des financements effectivement mobilisés, des hectares protégés ou restaurés et des revenus reçus par les populations qui contribuent à préserver les forêts.
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