Les rebelles du Front pour la refondation de la nation (FRN) ont pris le contrôle de la cité de Bulambika, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, dans l’après-midi du dimanche 8 novembre, selon plusieurs sources locales citées par Actualite.cd. Cette avancée intervient environ 24 heures après la chute de Bitale et de Kalonge, alors que les forces gouvernementales tentaient dans le même temps de reprendre Bitale.
Bitale et Kalonge tombées samedi
Samedi 7 novembre, des combattants du FRN sont entrés à Bitale dans la matinée, après avoir franchi les positions gouvernementales au niveau de Masanganjiya, selon des sources locales citées par Actualite.cd et reprises par Le Journal.Africa. Bitale est le premier village de Kalehe après le Parc national de Kahuzi-Biega. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés wazalendo se sont alors repliés vers Myowe, une partie des militaires restant positionnée à Bulambika.
Le même jour, vers 16 h 30, des éléments du FRN ont été signalés à Kalonge, notamment dans le secteur de Fendula. Le site rwandais Taarifa a également rapporté la prise des deux localités. Aucune de ces sources ne fait état d’un bilan humain.
Contre-offensive à Bitale, repli à Bulambika
Dimanche après-midi, de violents combats ont repris à Bitale. D’après des sources locales citées par Actualite.cd, les FARDC, appuyées par les wazalendo, ont lancé une offensive pour reprendre le village. « Les affrontements sont à Bitale. Les FARDC tentent de reprendre la cité », a déclaré l’une de ces sources. L’issue de cette contre-offensive n’était pas connue au moment de la rédaction.
Quelques heures plus tard, le FRN est entré à Bulambika, située à environ 17 kilomètres de Bitale, après le retrait des FARDC et des wazalendo, toujours selon Actualite.cd. Aucune confirmation officielle de l’armée n’avait été publiée sur ces mouvements, et aucun chiffre de victimes n’a été communiqué.
Sur le plan officiel, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, avait présenté vendredi 6 novembre une note sur la situation sécuritaire lors du Conseil des ministres. Selon le compte rendu cité par Actualite.cd, les FARDC « restent en alerte et font systématiquement échec aux attaques de la coalition ennemie ». Le gouvernement présente le FRN comme soutenu par le Rwanda.
Des civils en fuite sur la RN3
Les combats provoquent de nouveaux déplacements. Selon Actualite.cd, des habitants de Bitale ont d’abord fui vers Bulambika, où une psychose avait été signalée dès dimanche après-midi. D’autres se dirigent vers Hombo ou se sont réfugiés dans le parc. Le média décrit la situation des civils comme particulièrement préoccupante et évoque une perturbation des activités économiques et sociales.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a, de son côté, rappelé cette semaine que les combats ne doivent pas empêcher les travailleurs humanitaires d’atteindre les populations dans le besoin.
Hombo et l’axe vers le Nord-Kivu sous pression
Bitale et Bulambika se trouvent sur la route nationale 3, qui relie Bukavu à Hombo. La progression du FRN menace désormais la commune rurale de Hombo-Sud, plus loin sur cet axe, et pourrait perturber les échanges commerciaux et les mouvements de population entre le Sud-Kivu et le territoire de Walikale, au Nord-Kivu.
Ces développements s’ajoutent aux affrontements signalés depuis plusieurs jours dans les territoires de Kabare, Kalehe, Fizi, Mwenga et Walungu. Dans une zone de combats où les positions changent vite, les informations restent à recouper. Une communication officielle sur le contrôle des localités et une évaluation humanitaire des déplacements sont attendues dans les prochains jours.
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