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RDC : le programme Génération équitable vise 6 000 jeunes d’ici 2028

RDC : le programme Génération équitable vise 6 000 jeunes d’ici 2028
Jeunes en formation pratique à l’entrepreneuriat. Photo d’illustration : SadiqY56, Wikimedia Commons, domaine public CC0. Image recadrée.
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Le Conseil des ministres a validé le dossier du programme Génération équitable, destiné à former gratuitement 6 000 jeunes de la République démocratique du Congo entre 2026 et 2028. La décision a été annoncée dans le compte rendu de la réunion tenue le 6 novembre, après la présentation du projet par le ministre d’État chargé de la Formation professionnelle.

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Le programme combine formation pratique, accompagnement vers l’emploi et appui à l’entrepreneuriat. Son objectif annoncé est de permettre aux bénéficiaires d’acquérir un métier, de préparer leur insertion économique et de développer des projets capables de générer un revenu durable.

Trois cohortes prévues jusqu’en 2028

La programmation communiquée lors du lancement de la deuxième phase prévoit 2 100 bénéficiaires en 2026, autant en 2027, puis 1 800 en 2028. Les formations portent notamment sur l’entrepreneuriat, le leadership, les compétences numériques, la préparation à l’emploi et la résilience personnelle.

Le dispositif associe des sessions intensives, du mentorat, des plateformes d’apprentissage et une mise en relation avec des structures d’accompagnement. Les meilleurs projets doivent bénéficier d’un financement, selon la présentation faite au gouvernement. Les modalités de sélection, les calendriers par ville et les montants de ces appuis devront toutefois être rendus accessibles aux candidats pour que le programme reste vérifiable.

Cette initiative intervient dans un marché du travail où la création d’emplois formels reste insuffisante. Une analyse récente de la <a href="https://nzadinews.net/banque-mondiale-en-rdc-la-croissance-des-entreprises-cree-trop-peu-demplois-formels/">Banque mondiale sur les entreprises en RDC</a> montre que les micro et petites structures assurent une grande partie de l’emploi formel, tout en rencontrant des difficultés à grandir et à recruter durablement.

La gratuité annoncée devra être contrôlée

Le ministre d’État à la Formation professionnelle a indiqué que les 6 000 jeunes ne devront payer aucun frais. Cette gratuité est essentielle pour les candidats disposant de peu de ressources, mais elle exige une communication claire sur les inscriptions. Les autorités et les partenaires devront publier les canaux officiels, les critères d’éligibilité et les lieux de formation afin de limiter les risques de fausses listes, d’intermédiaires payants ou de demandes d’argent indues.

La formation ne produira pleinement ses effets que si elle correspond aux besoins réels des entreprises et des communautés. Les compétences enseignées doivent déboucher sur des activités accessibles dans les provinces concernées, avec des équipements, des débouchés et un suivi après la formation. La remise d’un certificat ne suffit pas lorsque le bénéficiaire ne dispose ni d’outils ni de clients.

L’expérience de <a href="https://nzadinews.net/mbuji-mayi-80-personnes-handicapees-recoivent-des-kits-pour-exercer-un-metier/">80 personnes formées puis équipées à Mbuji-Mayi</a> illustre cette étape supplémentaire. L’apprentissage devient réellement utile lorsque le matériel, l’accès au marché et l’accompagnement permettent d’exercer le métier appris.

Des résultats à mesurer au-delà du nombre d’inscrits

Le premier indicateur sera le nombre de jeunes effectivement formés dans chaque cohorte. D’autres données seront tout aussi importantes : taux d’achèvement, part des femmes, répartition provinciale, nombre de bénéficiaires ayant trouvé un emploi, entreprises créées et activités encore opérationnelles après plusieurs mois.

Le programme Génération équitable dispose désormais d’un objectif chiffré et d’un horizon précis. Sa réussite dépendra de la transparence du recrutement, de la qualité des formateurs et du suivi des bénéficiaires. Les premières listes et le calendrier d’exécution permettront d’évaluer si la validation gouvernementale se traduit rapidement en places de formation accessibles.

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