La lutteuse congolaise Stéphanie Nsimba Manzanza a décroché samedi 7 novembre 2026 la médaille de bronze en lutte de plage, catégorie des moins de 55 kg, aux 4es Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) organisés à Dakar, au Sénégal. Selon Actualite.cd et Radio Okapi, il s’agit de la toute première médaille olympique de l’histoire de la République démocratique du Congo, un pays qui attendait ce moment depuis 58 ans.
Trois victoires, une demi-finale et un bronze sur le sable
D’après Actualite.cd, la jeune athlète a enchaîné trois victoires lors de la première journée consacrée à la lutte de plage. Son parcours vers la finale s’est arrêté en demi-finale, face à une lutteuse japonaise, ce qui l’a conduite à disputer le combat pour la troisième place.
Dans cette petite finale, elle a pris le dessus sur l’Azerbaïdjanaise Gunel Karimli, rapporte Radio Okapi. Les scores détaillés de ses combats n’ont pas été précisés par les médias qui ont relayé le résultat. Les épreuves de lutte de plage se tiennent sur la plage de Saly, sur la Petite Côte sénégalaise, où la Congolaise avait notamment affronté l’Équatorienne Xiomara Meza en phase de groupes, selon une légende photo publiée par la radio onusienne.
Stéphanie Nsimba Manzanza n’arrivait pas à Dakar en inconnue. Radio Okapi rappelle qu’elle avait déjà remporté deux médailles d’or lors des derniers championnats d’Afrique de lutte, et le site Africa Top Sports la présente comme une championne d’Afrique.
Une première historique pour le sport congolais
La portée symbolique de ce bronze dépasse largement le cadre de la lutte. Selon les médias congolais qui ont rapporté l’exploit, aucun athlète de la RDC n’était jusque-là monté sur un podium olympique. Africa Top Sports évoque une source de fierté pour toute la délégation congolaise présente au Sénégal.
La performance tranche avec les conditions dans lesquelles elle a été obtenue. Actualite.cd décrit une préparation approximative et affirme que la délégation a fait le déplacement de Dakar sans l’accompagnement de l’État congolais. Une situation qui rappelle les difficultés de financement souvent dénoncées par les fédérations sportives du pays.
Toujours selon Actualite.cd, la RDC est engagée à Dakar dans sept disciplines : la lutte, le cyclisme, le taekwondo, le judo, la natation, l’escrime et le beach-volley.
Les premiers Jeux olympiques organisés en Afrique
Réservés aux athlètes âgés de 15 à 18 ans, les Jeux olympiques de la Jeunesse ont été créés par le Comité international olympique. Après Singapour en 2010, Nankin en 2014 et Buenos Aires en 2018, Dakar accueille la quatrième édition d’été. C’est aussi la première fois qu’une compétition olympique se déroule sur le continent africain. Prévue à l’origine en 2022, l’édition sénégalaise avait été reportée à 2026 en raison de la pandémie de Covid-19.
Décrocher cette première médaille sur une terre africaine donne une résonance particulière à l’exploit de la lutteuse congolaise, dans une compétition où les nations du continent cherchent à se faire une place face aux grandes puissances sportives.
Quels enjeux après ce bronze ?
Au-delà de la fête, cette médaille pourrait relancer le débat sur l’accompagnement des jeunes talents en RDC : financement des fédérations, encadrement technique, participation aux compétitions internationales et suivi des athlètes après leur passage chez les jeunes. La question se pose d’autant plus que les Jeux olympiques de Los Angeles, prévus en 2028, approchent.
Dans l’immédiat, les autres athlètes congolais engagés à Dakar poursuivent leurs épreuves, avec l’espoir d’ajouter d’autres récompenses à ce premier bronze. Pour Stéphanie Nsimba Manzanza, cette médaille marque surtout une entrée dans l’histoire du sport national, et peut-être le début d’une carrière à suivre de près sur la scène olympique.
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