Les travaux de bétonnage de l’avenue Kabambare à Kinshasa ont atteint 2 940 mètres sur les 3 200 mètres prévus, soit un taux d’exécution annoncé de 91,8 pour cent. Environ 240 mètres restent à traiter entre le rond-point Kabambare et la clinique Oasis de vie, dans le secteur de Bon-Marché.
Une partie de l’axe est déjà ouverte à la circulation entre le croisement Kabambare-Kabasele, anciennement Flambeau, et l’avenue des Huileries. Le passage au niveau du carrefour Kabambare-Huileries reste toutefois affecté par la présence de câbles de la Société nationale d’électricité qui doivent être placés dans des gaines.
Le chantier ne concerne pas uniquement la chaussée. Il comprend aussi des parkings, des caniveaux, des exutoires et l’éclairage public. Six des sept aires de stationnement prévues sont annoncées comme achevées. La septième, située près de Saio, aurait atteint environ 80 pour cent.
Les ouvrages d’assainissement avancent à des rythmes différents
Les responsables du chantier indiquent que les caniveaux sont terminés, tandis que les exutoires atteignent environ 70 pour cent. Cette différence est importante, car un caniveau ne protège durablement la chaussée que si l’eau collectée peut être évacuée vers une sortie fonctionnelle.
La saison des pluies mettra rapidement à l’épreuve la qualité des pentes, des raccordements et des points de déversement. Un suivi après la mise en service permettra d’identifier les zones où l’eau stagne ou revient sur la chaussée.
Les lampadaires prévus sur l’axe représentent un autre élément du projet. Leur installation, leur alimentation et leur maintenance devront être précisées afin que l’éclairage reste opérationnel après la réception des travaux.
Les réseaux souterrains ont ralenti le calendrier
Le chantier a rencontré plusieurs contraintes liées aux conduites de la Regideso, aux câbles de la SNEL et aux installations de fibre optique. Ces réseaux occupent parfois le même espace que les ouvrages routiers et exigent une coordination entre les entreprises concernées.
Le traitement des 240 mètres restants dépend notamment de la sécurisation de ces équipements. Une intervention non coordonnée pourrait endommager l’alimentation électrique, l’eau ou les télécommunications et entraîner de nouveaux travaux sur une chaussée récemment construite.
Pour les usagers, l’ouverture progressive de l’avenue peut réduire certains détours, mais les zones encore en chantier doivent rester clairement signalées. La circulation autour de Kabambare-Huileries nécessite une attention particulière tant que les câbles n’ont pas été déplacés et protégés.
L’achèvement physique ne sera qu’une première étape. La réception technique devra vérifier l’épaisseur du béton, l’assainissement, les parkings, l’éclairage et la sécurité des carrefours. Ces contrôles permettront d’établir si le taux d’exécution annoncé correspond à un axe réellement prêt à supporter le trafic urbain.
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