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Bonsomi : deux bus livrés et le chantier de la boucle Zénith lancé à N’Djili

Bonsomi : deux bus livrés et le chantier de la boucle Zénith lancé à N’Djili
Une salle de classe de l’école Saint-Joseph à Kinshasa en septembre 2014. Photo d’archives : Radio Okapi et John Bompengo, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Cinq jours après le passage de Félix Tshisekedi au Collège Bonsomi, deux bus scolaires ont été remis à l’établissement le mercredi 9 septembre. La veille, le ministre des Infrastructures, John Banza Lunda, avait lancé les travaux de la boucle Zénith, l’axe d’accès réclamé par la communauté scolaire de N’Djili.

Ces décisions donnent une suite matérielle à deux demandes formulées devant le chef de l’État le 4 septembre : améliorer le transport et la route. Elles ne règlent pas encore tout. Le service effectif des bus, l’achèvement de la voirie et le projet d’extension du collège devront être suivis séparément, avec des échéances vérifiables.

Deux bus remis après la demande des élèves

La remise de deux bus est confirmée, mais les comptes rendus publics ne s’accordent pas sur leur capacité. Deux publications annoncent 71 places par véhicule, tandis que deux autres avancent 64 places et 56 places assises. En l’absence d’une fiche technique publiée, le nombre exact de sièges reste à confirmer. Lors de la visite présidentielle, les élèves avaient demandé un bus scolaire, le bitumage de l’avenue principale et un nouveau bâtiment de quinze classes.

La remise des clés ne suffit toutefois pas à créer un service quotidien. L’établissement devra préciser les itinéraires, les horaires, les bénéficiaires, la contribution éventuelle des familles et les règles de sécurité. Le financement du carburant, l’entretien, l’assurance et la disponibilité des conducteurs détermineront la continuité du transport bien après la cérémonie.

Une information claire sera particulièrement importante si la demande dépasse les places disponibles. Les critères d’accès doivent éviter qu’un équipement financé au nom de la communauté scolaire ne profite qu’à un groupe réduit sans justification connue.

La boucle Zénith porte sur 830 mètres

Le chantier lancé le 8 septembre concerne un tronçon de 830 mètres. Il doit relier le carrefour Sainte‑Thérèse à l’avenue de la 2e République, puis à l’avenue Kwilu Ngongo jusqu’à la maison communale de N’Djili. Une bretelle vers l’avenue Mangala est également prévue.

Le projet a été confié à Jin Jin International sous le contrôle technique de l’Agence congolaise des grands travaux. Les caractéristiques annoncées comprennent une chaussée en béton armé, une sous‑fondation en matériaux concassés d’au moins 40 centimètres, des ouvrages d’assainissement, l’éclairage public et des espaces de stationnement.

Le délai communiqué est de cinq mois. La chaussée est présentée comme conçue pour une durée de vie minimale de trente ans. Cette estimation reste un objectif technique. Sa réalisation dépendra de la qualité des matériaux, du drainage, du contrôle des travaux et de l’entretien après réception.

L’assainissement sera décisif pour la durée de la route

À Kinshasa, une voie neuve peut se dégrader rapidement si l’eau de pluie n’est pas évacuée. Le réseau d’assainissement annoncé est donc aussi important que le béton. Il faudra vérifier la continuité des caniveaux, leurs points de rejet et leur entretien, afin que les eaux ne soient pas simplement déplacées vers les parcelles voisines.

Le chantier devra aussi protéger les déplacements des élèves pendant les cinq mois annoncés. Une signalisation visible, des passages piétons provisoires et une séparation entre engins et usagers réduiraient les risques aux heures d’entrée et de sortie. Les déviations doivent être communiquées aux habitants et aux transporteurs avant chaque modification de circulation.

La réhabilitation du collège reste à définir

Le gouvernement a également annoncé la réhabilitation du Collège Bonsomi. Des équipes techniques doivent évaluer les besoins de rénovation et d’extension. Au 9 septembre, le coût, le calendrier et le contenu détaillé de cette intervention n’étaient pas publiés dans les comptes rendus consultés.

Cette étape doit répondre à la demande de quinze nouvelles classes sans oublier les installations existantes. Le diagnostic devrait examiner les salles, les sanitaires, l’électricité, l’eau, l’accessibilité, les espaces scientifiques et les dispositifs de sécurité. Une fiche de projet permettrait aux parents et aux élèves de distinguer les travaux confirmés des options encore à l’étude.

Le suivi public dira si la réponse rapide devient durable

La séquence est inhabituelle par sa rapidité : visite présidentielle le 4 septembre, lancement routier le 8, remise de deux bus le 9. Elle apporte une première réponse à des doléances concrètes. La prochaine étape est moins visible, mais plus importante : faire fonctionner les véhicules et terminer les ouvrages dans les conditions annoncées.

Un bilan mensuel pourrait indiquer l’avancement du tronçon, les contrôles réalisés, les incidents et les dépenses exécutées. Pour les bus, l’établissement pourrait publier un règlement de service et un relevé simple de disponibilité. Pour le collège, l’étude technique doit déboucher sur un programme chiffré.

Bonsomi devient ainsi un test de redevabilité après une visite présidentielle. Le résultat ne se mesurera pas seulement au nombre d’équipements remis, mais aux trajets réellement assurés, à une route praticable sous la pluie et à des bâtiments scolaires capables d’accueillir durablement les élèves.

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