Le comité consultatif provincial du projet STAR RDC a validé le 7 septembre à Inongo un deuxième lot d’ouvrages communautaires et de desserte agricole pour le Maï Ndombe. Les comptes rendus publiés après la réunion ne présentent toutefois pas le même périmètre. Le gouverneur Lebon Nkoso Kevani a annoncé 33 infrastructures de développement de base supplémentaires. D’autres descriptions détaillent 28 infrastructures sociocommunautaires, trois bureaux, trois bacs et un axe routier de 70 kilomètres. Faute de liste officielle reliant ces deux présentations, ces chiffres ne doivent être ni additionnés ni considérés comme équivalents. Le fait établi est que cette deuxième validation ouvre la voie au recrutement des entreprises chargées des travaux. Le gouverneur souhaite voir les inaugurations se succéder dans moins de six mois, un objectif qui reste à confronter au calendrier des marchés et aux réalités du terrain.
Une sélection issue des demandes locales
Les ouvrages ont été identifiés à partir de besoins exprimés dans la ville d’Inongo et les trois territoires couverts par le projet. Les comptes rendus citent notamment des écoles, des centres de santé, des salles polyvalentes et des forages d’eau potable. Leur répartition précise, leur coût et leur calendrier individuel n’ont pas encore été rendus publics. Trois bureaux, dont celui de la mairie d’Inongo, trois bacs et une route de desserte agricole longue de 70 kilomètres figurent aussi dans la présentation détaillée du programme. Des pistes et des quais d’accostage sont par ailleurs évoqués parmi les possibilités acceptées. Une annexe technique reste nécessaire pour distinguer les ouvrages définitivement validés des options encore à préciser.
Un premier lot de dix ouvrages plus avancé
Le premier lot compte dix infrastructures dans les comptes rendus publiés les 8 et 9 septembre. Les procédures de passation auraient été menées et les entreprises chargées des travaux seraient déjà sélectionnées. Le coordonnateur du projet annonçait un début des constructions dans moins d’un mois, tandis que d’autres publications situaient ce démarrage au cours de septembre. Au 10 septembre, aucun document public retrouvé ne confirmait encore l’installation effective d’une entreprise sur un site. Le démarrage permettra de vérifier la présence des équipes, les panneaux de chantier, la consistance des travaux et les dates contractuelles. La publication des entreprises retenues, des montants et des localités faciliterait le suivi par les communautés.
Le projet national a été étendu vers l’Ouest
STAR RDC est financé par l’Association internationale de développement, branche de la Banque mondiale, dans une enveloppe globale de 250 millions de dollars. Une restructuration approuvée en 2026 a élargi le projet au Maï Ndombe, au Kwango et au Kwilu, avec 100 millions de dollars programmés pour les interventions dans l’Ouest. Le projet vise à améliorer l’accès aux infrastructures communautaires, soutenir la réintégration socio économique des personnes touchées par les conflits et renforcer les administrations provinciales. La Banque mondiale prévoit notamment des investissements dans les écoles, les centres de santé, l’eau et les routes rurales, ainsi que des travaux à haute intensité de main d’œuvre. Un plan de passation des marchés publié par la Banque mondiale mentionne séparément le recrutement d’une firme pour contrôler et surveiller la construction de 26 infrastructures de base au Maï Ndombe. Ce nombre décrit le périmètre d’un marché de supervision et non, à lui seul, la composition du deuxième lot validé à Inongo. Les nombres 26, 28 et 33 ne peuvent donc pas être employés l’un à la place de l’autre sans tableau officiel de correspondance.
Le délai de six mois sera exigeant
Le gouverneur souhaite une succession d’inaugurations dans moins de six mois. Pour respecter cette ambition, chaque projet devra disposer d’un site accessible, d’études suffisantes, d’une entreprise mobilisée et de matériaux disponibles. La saison des pluies et l’état des voies d’accès peuvent ralentir l’acheminement vers certaines zones. La rapidité ne doit pas affaiblir les contrôles techniques et environnementaux. Une école, un centre de santé, un quai ou une route mal dimensionné peut se dégrader rapidement et alourdir les coûts d’entretien. Les communautés gagneraient à connaître dès le départ l’usage prévu de chaque ouvrage et l’autorité responsable de son entretien après la réception.
Des repères publics pour mesurer l’avancement
Le suivi peut reposer sur quelques indicateurs simples : date de démarrage, pourcentage d’exécution, paiements effectués, emplois locaux créés, incidents signalés et date de réception. Des mises à jour régulières par territoire permettraient de repérer tôt un chantier arrêté ou un retard de livraison. La validation du 7 septembre répond à une attente réelle d’accès aux services et aux marchés. Elle ne clôt pas le dossier. Le test commence avec l’installation des entreprises et se poursuivra jusqu’à la remise d’ouvrages sûrs et utilisables. Pour le Maï Ndombe, la crédibilité de STAR RDC se jouera désormais sur le terrain, chantier après chantier.
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