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Lubumbashi : le général Eddy Kapend place les FARDC et la police en alerte maximale

Lubumbashi : le général Eddy Kapend place les FARDC et la police en alerte maximale
Photo d’archive. Cette image ne montre pas la causerie morale du général Kapend : des soldats des FARDC lors d’une formation avec la MONUSCO à Dungu, dans le Haut-Uele. Photo : MONUSCO Photos, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
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Le général Eddy Kapend, commandant de la 22e région militaire, a placé les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC) en alerte maximale dans sa zone de commandement. L’officier a donné cette consigne le lundi 26 octobre 2026, lors d’une causerie morale au camp militaire Major Vangu, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, selon Radio Okapi et Actualite.cd.

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Des troupes appelées à se tenir en position de guerre

Devant les militaires et les policiers réunis au camp Vangu, le commandant de la 22e région militaire, qui couvre l’espace de l’ancien Katanga, a justifié cette mesure par la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays. Il a demandé aux hommes en uniforme de rester vigilants, mobilisés et prêts à faire face à toute menace contre l’intégrité du territoire national. D’après Radio Okapi, il a exigé que les troupes soient mises en position de guerre.

Le général a également exhorté les soldats et les policiers à ne pas se laisser influencer par des considérations politiques et à rester fidèles à leur mission républicaine. Il a rappelé que le devoir du militaire est de défendre la patrie et la souveraineté nationale, jusqu’au sacrifice suprême si nécessaire.

Joseph Kabila et le FRN dans le viseur

Sans toujours le nommer, l’officier a clairement visé le Front pour la refondation de la nation (FRN), le mouvement politico-militaire récemment lancé par l’ancien président Joseph Kabila. Selon Radio Okapi, il a affirmé que l’ennemi était connu et menaçant. Actualite.cd rapporte qu’il a accusé l’ancien chef de l’État de vouloir reprendre le pouvoir par la force, en se comparant à David face à Goliath : « Je suis David, prêt à l’affronter ».

Le général Kapend a aussi rappelé que Joseph Kabila, lorsqu’il était président et commandant suprême des FARDC, avait lui-même fait adopter des lois interdisant la prise du pouvoir par les armes. Selon lui, l’ancien président ne peut donc pas emprunter cette voie pour revenir au pouvoir. Ces accusations sont celles du général ; les médias qui ont rapporté ses propos ne présentent pas d’éléments supplémentaires pour les étayer.

Le discours intervient alors que les combats entre l’armée et le FRN se poursuivent dans l’est du pays, notamment dans les territoires de Fizi et de Walungu au Sud-Kivu et dans celui de Walikale au Nord-Kivu. Radio Okapi a par ailleurs fait état de la reddition de 16 combattants du FRN et de leurs alliés aux FARDC à Fizi.

La sécurité des camps militaires en question

La causerie morale a aussi porté sur la sécurité à l’intérieur même des camps militaires de Lubumbashi. Selon Actualite.cd, le général s’est inquiété après l’assassinat de la capitaine Kathy Tshikomb Thérèse, retrouvée morte à son domicile du camp Major Vangu dans la nuit du 12 au 13 octobre. Des enquêtes ont été ouvertes. Toujours selon ce média, il aurait ordonné l’arrestation du commandant du camp et demandé à la justice militaire de lui transmettre des renseignements dans les jours suivants.

Pour le Haut-Katanga, province stratégique pour l’économie minière nationale et jusqu’ici éloignée des fronts de l’est, cette mise en alerte marque un changement de ton. Elle montre que les autorités militaires prennent au sérieux le risque d’une extension de la crise liée au FRN au-delà des Kivu. Reste à savoir si cette posture se traduira par des mesures visibles sur le terrain, comme des déploiements supplémentaires ou des contrôles renforcés, et quelles suites seront données à l’enquête sur la mort de l’officière.

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