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Assemblée nationale : la reddition des comptes 2025 jugée recevable, 82 % des recettes réalisées

Assemblée nationale : la reddition des comptes 2025 jugée recevable, 82 % des recettes réalisées
Photo d’archive. Cette image ne montre pas la séance du 28 octobre 2026 consacrée à la reddition des comptes. Elle montre une banderole de colloque au Palais du Peuple, siège du Parlement à Kinshasa, en novembre 2011. Photo : MONUSCO Photos, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
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L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a déclaré recevable, le mercredi 28 octobre 2026 à Kinshasa, le projet de loi portant reddition des comptes du budget de l’exercice 2025. Présenté par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, le texte fait état d’un taux de réalisation de 82 % des recettes du pouvoir central. Il a aussitôt été renvoyé à la Commission Écofin et contrôle budgétaire, qui dispose de sept jours pour rendre son rapport, selon Actualite.cd et Congo Press.

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Un exercice 2025 exécuté à 82 % côté recettes

Le projet de loi porte sur la loi de finances n°24/011 du 20 décembre 2024, modifiée par la loi de finances rectificative n°25/044 du 28 juin 2025. D’après les chiffres présentés par le ministre, le pouvoir central a mobilisé 41 979 milliards de francs congolais en 2025, alors que les prévisions tablaient sur environ 50 691 milliards. L’écart dépasse donc 8 700 milliards de francs congolais.

Pour le seul budget général, les recettes atteignent environ 38 000 milliards de francs congolais, pour des prévisions de l’ordre de 45 000 milliards, soit un taux de 83 %, rapporte Congo Press. Le point le plus favorable du bilan concerne les recettes d’origine interne : 30 250 milliards de francs congolais encaissés pour 30 647 milliards attendus, soit une exécution proche de 99 %.

Dans le détail publié par Actualite.cd, plusieurs postes ont dépassé leurs objectifs. Les recettes des douanes et accises, hors secteur minier, s’élèvent à 4 892 milliards de francs congolais pour 3 970 milliards prévus (123 %). Les impôts, hors pétroliers producteurs et secteur minier, atteignent 9 996 milliards pour 8 524 milliards prévus (117 %). Les recettes non fiscales, dans le même périmètre, totalisent 2 655 milliards pour 2 509 milliards attendus (106 %).

La guerre dans l’Est au cœur de la défense du gouvernement

Devant les élus, Doudou Fwamba a qualifié ce résultat de remarquable au regard du contexte. Il a rappelé que l’occupation de Goma et de Bukavu par la rébellion de l’AFC/M23, que Kinshasa accuse d’être soutenue par le Rwanda, a privé l’État d’une partie importante de ses recettes. Le ministre a aussi évoqué la réduction ou la suspension de certains appuis de bailleurs internationaux destinés à l’humanitaire.

Selon lui, le gouvernement a malgré tout maintenu le financement de la santé, de l’éducation et de la protection sociale, ainsi que l’assistance aux personnes déplacées. Il a également cité des investissements sur ressources propres à Kinshasa et dans les provinces : routes, aéroports, énergie, équipement agricole et Programme de développement local des 145 territoires. Aucun montant n’a toutefois été détaillé pour ces projets dans les comptes rendus disponibles.

Le ministre a enfin mis en avant deux changements de méthode. Pour la première fois, les produits des emprunts intérieurs sont intégrés aux recettes exceptionnelles du budget général. Le nombre de ministères gérés en mode budget programme passe par ailleurs de sept à vingt, d’après Congo Press.

Un débat renvoyé en commission

La séance, conduite sous l’autorité du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, n’a pas donné lieu à un débat général. Le député Patrick Matata a soulevé une motion incidentelle pour en faire l’économie, en rappelant que la chambre avait déjà déclaré recevables, la veille, les observations de la Cour des comptes sur ce même projet de loi. Le texte a donc été transmis directement à la Commission Écofin.

Les membres du gouvernement sont tenus de participer aux travaux de cette commission, en vertu de l’article 91 du règlement intérieur de l’Assemblée, et les députés qui n’en sont pas membres sont invités à y prendre part. Le débat de fond aura lieu en plénière lors de l’examen du rapport de la commission.

Les enjeux de l’examen à venir

La reddition des comptes est l’un des principaux outils de contrôle du Parlement sur l’exécution du budget. Les comptes rendus publiés jusqu’ici portent essentiellement sur les recettes : le niveau d’exécution des dépenses et le solde budgétaire de 2025 n’ont pas été détaillés publiquement. Ce volet devrait être au centre des travaux de la Commission Écofin, à la lumière des observations de la Cour des comptes.

L’examen intervient alors que le gouvernement défend parallèlement devant les députés son projet de budget pour 2027. Le rapport de la commission est attendu dans un délai d’une semaine, avant un vote en plénière à l’Assemblée nationale puis l’examen du texte par le Sénat.

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