Un groupement de 57 petites et moyennes entreprises a investi environ 2,6 millions de dollars dans un projet de navigation commerciale sur la rivière Inkisi, au Kongo Central. L’initiative est issue du concours de plans d’affaires du Projet Transforme, soutenu par le gouvernement congolais et la Banque mondiale.
Le Projet Transforme et l’Agence congolaise de presse indiquent que les entreprises ont acquis aux Pays-Bas deux bateaux reconditionnés destinés à pousser des barges. Ils annoncent une capacité cumulée de 7 500 tonnes.
Une desserte prévue entre Kisantu et Kama
Le trajet doit relier Kisantu, à proximité de la Route nationale numéro 1, à Kama, située à environ 105 kilomètres en amont. Les promoteurs prévoient de desservir au moins quatorze localités des territoires de Madimba et de Mbanza-Ngungu.
Le projet vise à acheminer les produits agricoles vers Kisantu et les biens manufacturés vers les localités riveraines. Cette circulation dans les deux sens pourrait donner aux producteurs éloignés des grands axes routiers un accès supplémentaire aux marchés.
La capacité annoncée décrit un potentiel technique. Elle ne correspond pas à un volume de marchandises déjà transporté. Le résultat économique dépendra de la fréquence des rotations, des tarifs, de la demande et de la régularité du service.
Deux communications publiques donnent des chiffres différents
Les communications officielles consultées ne concordent pas entièrement. Le Projet Transforme et l’Agence congolaise de presse parlent de deux bateaux et d’une capacité de 7 500 tonnes. Un compte rendu attribué à la Primature mentionne pour sa part trois bateaux et 6 700 tonnes.
Cette différence ne permet pas de trancher entre un écart de périmètre, une erreur de communication ou une évolution du projet. Les données devront être clarifiées par les responsables avant d’être utilisées pour évaluer la capacité réelle du service.
Des travaux restent nécessaires sur la rivière
Les promoteurs signalent la nécessité de draguer certains tronçons, d’aménager des quais, de construire des entrepôts et d’installer du matériel de manutention. Les conditions hydrologiques peuvent également compliquer la circulation sur certaines parties de l’Inkisi.
Le sénateur Jean Bamanisa a annoncé une contribution de 500 sacs de ciment pour les infrastructures. PPC Barnet prévoit de positionner des dépôts de ciment sur les destinations desservies et d’apporter un appui technique aux travaux.
La mise en service effective des bateaux constituera le premier résultat vérifiable. Le nombre de localités desservies, les tonnes réellement transportées, le coût pour les producteurs et la régularité des rotations permettront ensuite de mesurer l’impact de l’investissement.
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