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Walikale : une accalmie précaire est signalée à Kibati après trois jours de combats

Walikale : une accalmie précaire est signalée à Kibati après trois jours de combats
Des habitants de Walikale lors des élections du 28 novembre 2011. Photo d’archive, elle ne montre pas les combats récents à Kibati. Crédit : MONUSCO et Sylvain Liechti, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
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Une accalmie précaire a été signalée lundi 19 octobre 2026 à Kibati, dans le groupement Luberike du territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Elle intervient après trois jours d’affrontements entre le Front pour la refondation de la nation et les Forces armées de la République démocratique du Congo, appuyées par des combattants wazalendo.

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Selon plusieurs sources locales citées par Actualite.cd, les tirs d’armes lourdes et légères avaient cessé depuis les premières heures de lundi. Cette interruption des combats ne signifiait toutefois pas un retour à la normale.

Kibati restait sous le contrôle du FRN

Les informations disponibles indiquaient que Kibati demeurait sous le contrôle du Front pour la refondation de la nation malgré les offensives des FARDC et des wazalendo. Aucun communiqué militaire détaillé ne permettait encore de dresser un bilan humain consolidé ou de confirmer une nouvelle évolution des positions.

Kibati occupe une position stratégique sur l’axe Goma-Walikale. La localité constitue depuis plus de deux ans un point de tension, et les affrontements autour de cet axe affectent la circulation des personnes, l’approvisionnement des marchés et l’accès aux structures de santé.

L’accalmie constatée lundi décrit donc une cessation temporaire des tirs. Elle ne suffit pas à établir une stabilisation durable ni un changement de contrôle territorial.

Les habitants de trois villages restent déplacés

Les habitants de Busi, Ndurumo et Habula restaient réfugiés dans la brousse après avoir quitté leurs villages pour échapper aux combats. Leur retour dépendra de la sécurité des itinéraires, de l’éloignement des combattants et de la vérification des zones d’habitation.

Un retour volontaire exige des informations fiables et ne peut être déduit du seul silence des armes. Les autorités locales, les services de sécurité et les acteurs humanitaires devront évaluer les besoins urgents et informer les familles sans les pousser à rentrer avant que les conditions le permettent.

La reprise des activités scolaires, sanitaires et commerciales fournira des indicateurs concrets de l’évolution. À ce stade, les faits vérifiés restent limités à l’arrêt des tirs lundi matin, au maintien du FRN à Kibati et au déplacement persistant d’habitants de plusieurs villages voisins.

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