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Est de la RDC, la résolution 2773 doit devenir un mécanisme de contrôle vérifiable

Est de la RDC, la résolution 2773 doit devenir un mécanisme de contrôle vérifiable
Salle du Conseil de sécurité des Nations unies en septembre 2024. Photo d archives de Jdforrester, licence CC BY 4.0
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La République démocratique du Congo a de nouveau demandé au Conseil de sécurité des Nations unies une application complète de la résolution 2773. Lors de la séance consacrée à la région des Grands Lacs, la délégation congolaise a réclamé le retrait des forces rwandaises et la fin de tout soutien à l AFC M23. Ces éléments relèvent de la position officielle présentée par Kinshasa et doivent être distingués des constatations établies par les mécanismes internationaux.

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Selon Radio Okapi, la RDC a également plaidé pour un renforcement du Mécanisme conjoint de vérification élargi, avec l appui de la MONUSCO. Elle a demandé davantage de transparence sur les transferts d armes et de drones ainsi qu une surveillance plus étroite de leur circulation dans la région.

Cette demande met en évidence le principal défi de la résolution 2773. Un texte diplomatique ne protège pas à lui seul une localité, une route ou un camp de déplacés. Il doit être accompagné d un dispositif capable de documenter les violations, de désigner clairement les responsabilités et de publier des conclusions dans des délais utiles.

Le premier besoin est une méthode de vérification commune. Les incidents militaires font souvent l objet de récits contradictoires. Un mécanisme crédible doit préciser le lieu, la date, les moyens observés et le degré de certitude de chaque constat. Cette discipline réduit l espace laissé à la propagande et permet aux décideurs de réagir sur la base de faits vérifiés.

Le deuxième besoin concerne les ressources. Les équipes de vérification doivent pouvoir se déplacer, communiquer et accéder aux zones concernées. Sans mobilité ni coopération des parties, leur mandat risque de rester théorique. La MONUSCO peut apporter un appui technique, mais les États de la région doivent aussi garantir l accès et la sécurité des observateurs.

Le troisième besoin est le lien avec la protection des civils. Les informations recueillies doivent servir à anticiper les risques, à sécuriser les axes humanitaires et à faciliter l assistance aux populations déplacées. La délégation congolaise a rappelé les conséquences humanitaires du conflit, notamment les déplacements, l insécurité alimentaire et les difficultés d accès à l aide.

Kinshasa a enfin relié la persistance des violences à l exploitation illicite des minerais, notamment autour de Rubaya. Ce dossier exige une traçabilité qui ne s arrête pas aux sites d extraction. Elle doit couvrir le transport, la commercialisation et l entrée des produits dans les chaînes d approvisionnement régionales et internationales.

La résolution 2773 offre un cadre politique. Son efficacité dépend désormais de preuves publiques, de contrôles réguliers et de conséquences concrètes lorsque des violations sont établies. Pour les habitants de l Est, la crédibilité du Conseil de sécurité se mesurera à la réduction des menaces et non à la seule répétition des appels diplomatiques.

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