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Conseil supérieur de la défense, les instructions doivent maintenant produire des résultats visibles

Conseil supérieur de la défense, les instructions doivent maintenant produire des résultats visibles
Félix Tshisekedi au cimetière national d Arlington en avril 2019. Photo d archives d Elizabeth Fraser, Arlington National Cemetery, domaine public
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Le président Félix Tshisekedi a réuni mercredi 14 octobre à la Cité de l Union africaine le Conseil supérieur de la défense. Selon la Présidence de la République, cette séance a porté sur l évaluation de la situation sécuritaire dans l ensemble du pays. Le chef d état major général des Forces armées de la République démocratique du Congo y a présenté l état des opérations conduites par les unités engagées sur le territoire national.

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À la fin de la réunion, le porte parole des FARDC, le général Sylvain Ekenge, a indiqué que le chef de l État avait donné des instructions aux forces armées et aux services de sécurité. Leur mission reste la défense de l intégrité territoriale ainsi que la protection des populations civiles et de leurs biens.

La tenue de ce Conseil était nécessaire. Elle ne suffira toutefois pas à rassurer les habitants des zones exposées si les décisions prises ne deviennent pas rapidement visibles sur le terrain. La priorité doit donc être le suivi. Chaque instruction doit être reliée à un responsable, à un délai et à un indicateur permettant de constater une amélioration réelle.

Le premier indicateur concerne la protection des civils. Dans les territoires touchés par les violences, la population doit pouvoir savoir quelles routes sont sécurisées, quels axes restent dangereux et comment alerter les autorités. Une communication régulière éviterait que les habitants dépendent uniquement de rumeurs ou de messages non vérifiés.

Le deuxième indicateur touche à la coordination. Une réunion au sommet ne produit des effets que si les décisions circulent jusqu aux commandements locaux, aux autorités provinciales et aux services civils concernés. Les responsabilités doivent être claires afin que les retards ne soient pas attribués à une administration indéterminée.

Le troisième indicateur est la redevabilité. Les contraintes opérationnelles imposent une part de confidentialité, mais elles ne justifient pas le silence sur les résultats généraux. Sans révéler les mouvements des troupes, les institutions peuvent publier des bilans sur la sécurisation des axes, le retour des services publics, l assistance aux déplacés et la protection des infrastructures essentielles.

Le Conseil supérieur de la défense a donc fixé une orientation. La prochaine étape consiste à démontrer que cette orientation améliore la sécurité quotidienne. Pour la Présidence, le véritable test ne sera pas le nombre de réunions tenues, mais la capacité de l État à transformer ses décisions en protection mesurable pour les citoyens.

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