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Nord-Kivu : la coupure de l’axe Goma-Walikale renchérit les produits de base

Nord-Kivu : la coupure de l’axe Goma-Walikale renchérit les produits de base
Vue de Walikale au Nord-Kivu. Photo d’archive prise en 2011, sans lien direct avec la fermeture actuelle de la route. Crédit : MONUSCO et Sylvain Liechti, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.
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La fermeture de l'axe routier reliant Goma à Walikale continue de peser sur les marchés de plusieurs localités du Nord-Kivu. Des habitants et des opérateurs économiques cités par Actualite.cd signalent une hausse rapide des prix à Kibua, Mpofi, Mutongo et Pinga, où l'approvisionnement emprunte désormais des trajets plus longs et plus coûteux.

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Selon ces informations, la perturbation dure depuis environ un mois et est liée au contrôle exercé sur la route par le Front pour la refondation de la nation. Cette attribution provient des sources locales interrogées. L'accès indépendant à certaines zones reste difficile, ce qui impose de distinguer les faits observables sur les marchés des responsabilités militaires encore à documenter précisément.

Le coût du détour arrive directement sur les marchés

Les transporteurs venant de Goma doivent contourner les tronçons fermés en passant par le Sud-Kivu avant de rejoindre Walikale. Les frais supplémentaires de carburant, de manutention et de déplacement sont ensuite intégrés aux prix de vente.

Les écarts rapportés sont importants. Une tige de savon auparavant vendue à 1 000 francs congolais atteindrait 2 500 francs. Un sachet de sel serait passé de 1 500 à 5 000 francs. Le verre de haricots, vendu auparavant à 500 francs, se négocierait autour de 1 500 francs dans certaines localités.

Ces montants sont des relevés locaux et peuvent varier selon les marchés. Ils montrent néanmoins la même tendance : lorsqu'un axe stratégique est coupé, les ménages absorbent rapidement le coût logistique et sécuritaire.

Une crise de circulation qui devient une crise sociale

La route Goma-Walikale transporte des produits alimentaires, des articles manufacturés, des médicaments et des voyageurs. Son interruption ne touche donc pas seulement les commerçants. Elle réduit l'accès aux biens essentiels et fragilise les familles dont les revenus n'augmentent pas au même rythme que les prix.

Radio Okapi avait déjà signalé fin septembre une nouvelle suspension du trafic entre Masisi et Walikale après des combats autour de Remeka. La répétition de ces coupures rend l'approvisionnement imprévisible et décourage les transporteurs qui risquent de perdre des marchandises périssables.

La stabilisation des prix dépend d'abord d'une circulation sûre et durable. Elle suppose aussi un suivi des marchés afin d'identifier les pénuries réelles, les coûts de transport et les éventuels abus. Sans réouverture fiable de l'axe, les habitants de Walikale resteront exposés à une hausse que les mesures commerciales seules ne peuvent pas corriger.

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