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Ituri : la MONUSCO annonce des patrouilles conjointes à Nia-Nia

Ituri : la MONUSCO annonce des patrouilles conjointes à Nia-Nia
Casques bleus indonésiens de la MONUSCO en patrouille dans la région de Bunia et de Tsere, en Ituri, le 18 avril 2025. Photo d’archive, elle ne montre pas la visite à Nia-Nia. Crédit : MONUSCO Photos et Didier Vignon Dossou-Gbakon, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
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La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo prévoit de renforcer les patrouilles conjointes avec les Forces armées de la RDC et la Police nationale congolaise à Nia-Nia, dans le territoire de Mambasa en Ituri.

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L'annonce a été faite pendant une visite du commandant de la Force de la MONUSCO, le lieutenant-général Ulisses de Mesquita Gomes. La délégation a rencontré les autorités locales, des responsables communautaires et des acteurs engagés dans la riposte contre Ebola.

Une coordination centrée sur la protection des civils

Les échanges ont porté sur les menaces qui persistent autour de la localité et sur la coordination entre les Casques bleus, les forces congolaises et les communautés. Le commandant de la Force a rappelé que la MONUSCO intervient en appui aux autorités nationales.

Les patrouilles annoncées associeront la MONUSCO, les FARDC et la PNC. Leur efficacité dépendra de la régularité des sorties, du partage d'informations et de la capacité à intervenir rapidement lorsqu'une alerte est signalée.

Dans son rapport d'avril 2026 sur la situation en RDC, le secrétaire général des Nations unies relevait déjà le recours aux patrouilles conjointes en Ituri pour protéger les civils et sécuriser les activités agricoles. Ce dispositif peut réduire les espaces laissés aux groupes armés, mais il ne remplace pas les enquêtes judiciaires ni le rétablissement durable de l'administration.

Les habitants demandent aussi un dialogue civil

Des participants à la réunion ont demandé le déploiement de la composante civile de la MONUSCO à Nia-Nia. Ils souhaitent des rencontres plus larges avec les différentes couches de la population afin de mieux comprendre le mandat de la Mission et de transmettre les alertes locales.

La suite sera mesurée par la fréquence des patrouilles, les axes couverts et l'évolution des incidents touchant les civils. Les autorités locales et la MONUSCO devront également préciser les mécanismes permettant aux habitants de signaler une menace sans s'exposer à des représailles.

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