Des milliers de ménages ont quitté plusieurs localités de la chefferie de Kaziba, dans le territoire de Walungu au Sud-Kivu, après plus d’une semaine d’affrontements. Les déplacements se dirigent notamment vers Ngweshe, Burhinyi, Luhwinja et la plaine de la Ruzizi.
Des responsables communautaires cités par des médias congolais estiment à plus de 12 000 le nombre de ménages déplacés. Ce chiffre reste une évaluation locale. Il n’avait pas encore fait l’objet d’une confirmation indépendante par une agence humanitaire au moment de la rédaction.
Les combats opposent les Forces de résistance nationale aux Forces armées de la République démocratique du Congo et à leurs alliés Wazalendo. Des affrontements ont été signalés autour de Mitimbili, Muhumba et Mwera, avec des mouvements de population vers les zones jugées plus sûres.
Les écoles et les activités locales perturbées
Les départs précipités affectent le fonctionnement des écoles, des marchés et des structures de santé. Dans plusieurs villages, des familles se déplacent avec peu de biens et cherchent un hébergement auprès de proches ou dans des bâtiments communautaires.
Radio Maendeleo a rapporté que des habitants avaient également gagné la plaine de la Ruzizi. Les témoignages recueillis localement décrivent des classes interrompues et une réduction des activités commerciales. Aucun bilan officiel consolidé des victimes n’avait été communiqué.
La situation de Kaziba s’ajoute aux perturbations déjà observées autour de Luvungi et Kamanyola. La multiplication des foyers de tension complique les déplacements sur les axes reliant Walungu, Uvira et la plaine de la Ruzizi.
Des chiffres à vérifier et des besoins à documenter
Les estimations locales évoquent environ 2 500 ménages partis de l’aire de santé de Kasheke, 3 000 dans le centre de Kaziba et près de 1 000 à Kafindjo. Ces données donnent un ordre de grandeur, mais elles devront être rapprochées des enregistrements des autorités territoriales et des organisations humanitaires.
La priorité immédiate concerne l’identification des sites d’accueil, l’accès à l’eau, la nourriture, les soins et la protection des enfants séparés de leur famille. Une évaluation rapide est également nécessaire pour savoir quelles écoles peuvent encore fonctionner et quelles routes restent praticables.
Une pression supplémentaire sur les zones d’accueil
Les localités qui reçoivent les déplacés disposent de ressources limitées. Un afflux prolongé peut entraîner une hausse des prix, une saturation des centres de santé et une pression accrue sur les logements.
Les autorités provinciales n’avaient pas encore présenté de plan public détaillé pour l’assistance aux ménages concernés. Le suivi devra porter sur la sécurisation des axes, l’accès humanitaire et la publication d’un bilan vérifié.
La prudence reste nécessaire dans l’attribution des pertes et des responsabilités militaires. Les informations disponibles confirment une dégradation sécuritaire et des déplacements importants, mais plusieurs éléments opérationnels restent difficiles à établir de manière indépendante.
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