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Kinshasa : l’intersyndicale maintient son appel à la grève pour des arriérés de salaire

Kinshasa : l’intersyndicale maintient son appel à la grève pour des arriérés de salaire
Cérémonie organisée à l’Hôtel de ville de Kinshasa en septembre 2025. Photo d’archive, elle ne montre pas le mouvement de grève d’octobre 2026. Crédit : MONUSCO, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
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L’Intersyndicale de l’administration publique urbaine de Kinshasa maintient son appel à une grève générale et sectorielle pour réclamer le paiement d’arriérés de salaire et la régularisation de plusieurs situations administratives. Le mouvement a été annoncé à partir du mercredi 21 octobre 2026 dans les services relevant de la ville-province.

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Selon la déclaration syndicale relayée par l’Agence congolaise de presse, les représentants des agents demandent notamment le paiement de trois mois de rémunération aux personnels des régies, des cabinets politiques et des services rattachés. Ils affirment que certains arriérés cumulés atteignent vingt mois selon les catégories concernées.

Le syndicat évoque aussi la mécanisation de nouvelles unités, la finalisation de paiements interrompus et l’amélioration des conditions salariales.

Un cahier de revendications déposé le 9 octobre

L’Intersyndicale indique avoir déposé son cahier de revendications le 9 octobre. Un préavis de 72 heures aurait ensuite expiré le 16 octobre sans accord jugé satisfaisant avec le gouvernement provincial.

Les représentants des agents ont alors annoncé une grève sèche et illimitée, avec cessation des activités et fermeture des bureaux concernés. Les informations disponibles ne permettent toutefois pas encore de mesurer précisément le taux de suivi dans chaque service ni l’ampleur des perturbations pour les usagers.

Cette distinction est essentielle. L’appel à la grève et le déclenchement annoncé sont établis par les déclarations syndicales. Le niveau réel de paralysie doit être documenté service par service.

Des services sensibles pour les habitants

Les divisions urbaines, les régies financières et les services rattachés interviennent dans de nombreuses démarches quotidiennes. Une interruption prolongée peut retarder le traitement de documents administratifs, la perception de certaines recettes et le suivi de dossiers dans les communes.

Les habitants ont besoin d’informations précises sur les bureaux ouverts, les services minimums éventuels et les délais supplémentaires. Une communication conjointe du gouvernement provincial et des syndicats réduirait les déplacements inutiles et les incompréhensions.

Le gouvernement provincial avait auparavant évoqué des difficultés de trésorerie et un contrôle des effectifs. Des données publiées dans la presse font état de 8 802 agents inscrits dans un fichier, dont 7 482 contrôlés et 1 320 non présentés. Ces chiffres doivent être rapprochés des listes de paie et des revendications de chaque catégorie avant toute conclusion.

Le calendrier de paiement reste décisif

La sortie du conflit dépendra d’un calendrier crédible. Le montant des arriérés, le nombre d’agents concernés, les tranches de paiement et les dates d’exécution doivent être établis de manière vérifiable.

La régularisation des nouvelles unités constitue un autre volet. Elle nécessite de distinguer les agents effectivement en service, les personnes déjà mécanisées et celles dont le dossier administratif reste incomplet.

En l’absence d’accord annoncé, l’appel à la grève reste en vigueur selon l’Intersyndicale. Un point de situation officiel permettrait de confirmer les services touchés et les mesures prises pour rétablir le fonctionnement normal de l’administration urbaine.

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