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RDC : Tshisekedi annonce la gratuité des 7e et 8e années du secondaire dès 2027

RDC : Tshisekedi annonce la gratuité des 7e et 8e années du secondaire dès 2027
Élèves dans une salle de classe en République démocratique du Congo en 2007. Photo réelle d’archive, elle illustre le contexte scolaire et non l’annonce de 2026. Ken Wiegand pour USAID, Wikimedia Commons, domaine public.
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Le président Félix Tshisekedi a annoncé que les 7e et 8e années de l’éducation de base, qui correspondent aux deux premières années du secondaire, seront intégrées à la gratuité scolaire à partir de 2027. Il a présenté cette orientation lors d’un échange avec des Congolais vivant en Russie, à l’issue de son déplacement à Moscou.

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Le chef de l’État a indiqué que cet engagement sera repris dans son prochain discours sur l’état de la Nation. À ce stade, il s’agit donc d’une annonce politique qui doit encore être traduite dans le budget, les textes d’application et l’organisation concrète des écoles.

L’extension annoncée élargirait une politique jusque-là concentrée sur le primaire. Pour de nombreuses familles, le passage au secondaire marque le retour de frais qui peuvent interrompre la scolarité, en particulier lorsque plusieurs enfants étudient au même moment.

Le financement au centre de la mise en œuvre

La première question concerne le coût réel de la mesure. La prise en charge publique ne se limite pas à supprimer les frais payés par les parents. Elle implique aussi la rémunération des enseignants, le fonctionnement des établissements, l’achat de manuels, la gestion des effectifs et l’entretien des salles de classe.

Le gouvernement devra préciser le nombre d’élèves concernés, les écoles retenues et le calendrier de déploiement. Une application nationale dès 2027 suppose que les crédits nécessaires soient inscrits au budget et effectivement libérés pendant l’année scolaire.

La mesure devra également tenir compte des écarts entre provinces. Dans les grandes villes, la pression peut se traduire par des classes surchargées. Dans les zones rurales, l’obstacle peut être l’absence d’établissement secondaire à proximité, le manque d’enseignants ou l’éloignement des élèves.

Des règles claires attendues pour les établissements

L’expérience de la gratuité au primaire montre que la suppression officielle des frais ne suffit pas toujours à éliminer toutes les contributions demandées aux familles. Les autorités éducatives auront donc à définir les dépenses couvertes par l’État et celles qui ne peuvent plus être exigées des parents.

Un dispositif de suivi permettrait de vérifier les inscriptions, les abandons, les effectifs par classe et les paiements encore demandés. Ces indicateurs aideraient à mesurer si l’extension améliore réellement l’accès à l’école et la continuité des études.

La préparation concerne aussi les enseignants. Une hausse des inscriptions en 7e et 8e années peut créer de nouveaux besoins en personnel, en salles et en équipements. La planification devra être achevée avant la rentrée visée afin d’éviter qu’une augmentation des effectifs réduise la qualité de l’apprentissage.

L’annonce fixe ainsi un objectif pour 2027, mais son effet dépendra des décisions budgétaires et administratives prises en amont. Le prochain discours sur l’état de la Nation devrait permettre de préciser le périmètre, le financement et le calendrier de cette extension de la gratuité.

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