Le président Félix Tshisekedi a nommé une nouvelle équipe dirigeante à la Minière de Bakwanga, la Miba, entreprise diamantifère installée à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental. Selon les ordonnances présidentielles rendues publiques le 1er novembre, Ndumbi Kayembe prend la présidence du conseil d’administration et Albert Kalonji devient directeur général.
Albert Kalonji succède à Kabanda, tandis que Ndumbi Kayembe remplace Charles Okoto. New Aoran est nommé directeur général adjoint. Le conseil d’administration comprend également Kalala Beya, Joseph-Daniel Mukendi, Rombaut Kalombo, Albert Bukasa Mukadi, Pierre Claver Kalala, Jonas Tshundu et Maurice Mabiala.
Ces nominations placent une nouvelle équipe à la tête d’une société dont la relance reste un enjeu économique majeur pour Mbuji-Mayi. La Miba a longtemps constitué l’un des principaux employeurs et pôles industriels du Kasaï-Oriental, mais sa production a fortement reculé au fil des années.
Une relance attendue à Mbuji-Mayi
La priorité de la nouvelle direction sera de transformer les annonces de redressement en résultats mesurables. La production, l’état des équipements, le financement des activités et la régularité de la rémunération du personnel figurent parmi les dossiers qui conditionnent la reprise.
La Miba doit également préciser son calendrier de production et les investissements nécessaires pour remettre en service les installations. Une communication régulière sur les volumes extraits, les ventes et les recettes permettrait d’évaluer les progrès accomplis.
Pour le Kasaï-Oriental, l’enjeu dépasse le seul secteur minier. Une entreprise fonctionnelle peut soutenir les emplois directs, les sous-traitants, le transport, le commerce et les recettes publiques. À l’inverse, une reprise lente maintiendrait la pression sur l’économie locale.
Des responsabilités réparties entre le conseil et la direction
Le conseil d’administration fixe les grandes orientations et contrôle leur exécution. La direction générale assure la gestion quotidienne de l’entreprise. La réussite de la nouvelle équipe dépendra donc de la clarté des responsabilités et de la qualité du suivi financier et industriel.
Les autorités devront aussi préciser la feuille de route confiée aux nouveaux dirigeants. Les objectifs de production, le financement disponible, la gouvernance des contrats et la situation du personnel constituent des indicateurs indispensables pour juger la relance.
Les ordonnances concernent également l’Agence nationale de promotion des exportations. Elvis Mutiri Wabashara est nommé président de son conseil d’administration, Julienne Mundela directrice générale et Trésor Kibatshi directeur général adjoint.
La nouvelle direction de la Miba entre ainsi en fonction avec une attente précise : remettre l’entreprise sur une trajectoire de production durable et rendre compte des résultats. Les premières décisions sur les équipements, les finances et le personnel permettront de mesurer la portée réelle du changement annoncé.
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