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Goma : James Swan, chef de la MONUSCO, en visite pour des consultations avec le FRN

Goma : James Swan, chef de la MONUSCO, en visite pour des consultations avec le FRN
Vue aérienne de Tshikapa en novembre 2022. Photo d’archive de la ville desservie par l’aéroport, elle ne montre ni la piste ni les travaux de 2026. Photo Johnstanbul, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
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Le chef de la MONUSCO, James Swan, est arrivé lundi 2 novembre à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, pour une visite au cours de laquelle il doit rencontrer des représentants du Front pour la refondation de la nation (FRN). Il s’agit de son premier déplacement dans la ville depuis la restructuration de la rébellion sous la direction de Joseph Kabila, selon Actualite.cd.

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Des consultations justifiées par le mandat de la Mission

Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, James Swan a atterri à l’aéroport de Goma dans le cadre de ses consultations régulières dans l’Est du pays, d’après une dépêche de la MONUSCO relayée par plusieurs médias congolais. La Mission indique qu’il entrera en contact avec les représentants du FRN, qu’elle présente comme le successeur de l’AFC/M23.

Selon Mediacongo, la MONUSCO explique ces échanges par son mandat : protection des civils, accès humanitaire et appui aux mécanismes de suivi et de vérification du cessez-le-feu, notamment le MCVE+. La Mission assure le transport et les communications des équipes de ce mécanisme, qui doivent se rendre sur des lignes de front désormais tenues par le FRN. Elle présente donc ces contacts comme la suite de ceux qu’elle entretenait déjà avec l’AFC/M23. Le quotidien rwandais The New Times a également rapporté l’arrivée de James Swan à Goma pour des consultations avec le mouvement.

Ce n’est pas la première visite du diplomate dans la ville. En avril 2026, peu après sa prise de fonctions, il s’y était rendu pour discuter avec les responsables de l’AFC/M23 de la mise en œuvre du cessez-le-feu, en présentant Goma comme un lieu central des efforts de désescalade. Il y était retourné en juin.

Une visite qui intervient après la position ferme du GCI

Le déplacement intervient quelques jours après une déclaration du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs. Selon Mediacongo, ce groupe de onze membres, présidé par la France, a rejeté catégoriquement, le 30 octobre, la poursuite d’objectifs politiques par la violence, telle que la défend le FRN, et demandé le démantèlement des administrations parallèles installées sur le territoire congolais.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a, de son côté, déclaré nulle et sans effet juridique l’administration mise en place à Goma par la rébellion. La MONUSCO présente pour sa part ses contacts avec le FRN comme liés aux questions techniques et humanitaires qui relèvent de son mandat.

Le FRN a succédé à l’Alliance Fleuve Congo de Corneille Nangaa, devenu l’un des vice-présidents du mouvement restructuré. Selon Actualite.cd, Joseph Kabila a pris la tête de la rébellion il y a près d’un mois. Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir ce mouvement, qui affronte les FARDC dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Le cessez-le-feu et l’avenir de la MONUSCO en toile de fond

Le dispositif de surveillance du cessez-le-feu repose sur plusieurs textes. L’accord-cadre de Doha, signé le 15 novembre 2025, a créé un organe de suivi où le gouvernement et l’AFC/M23 siègent à parité. Le protocole de Montreux, conclu le 14 avril 2026, a ensuite mis en place le MCVE+, rattaché à la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Mediacongo souligne que ce mécanisme n’a pas de pouvoir de sanction.

La visite intervient aussi à quelques semaines de l’échéance du mandat de la MONUSCO, renouvelé jusqu’au 20 décembre 2026 par la résolution 2808 du Conseil de sécurité. Le 22 octobre à Kinshasa, le gouvernement congolais a fait de la protection des civils la priorité du prochain mandat. Fin septembre, devant le Conseil de sécurité, James Swan avait évoqué 1 537 violations des droits humains recensées en trois mois dans le pays.

Aucun compte rendu des entretiens de Goma n’avait été publié lundi soir. Leur contenu sera suivi de près à Kinshasa, où toute forme de contact avec le FRN reste politiquement sensible, alors que des affrontements et des déplacements de civils continuent d’être signalés dans l’Est.

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