Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs a publié une déclaration dans laquelle il rejette le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques en République démocratique du Congo. Le GCI réunit notamment l'Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Union européenne.
Le message vise en particulier le Front pour la refondation de la nation, récemment créé et présenté par ses initiateurs comme une nouvelle coalition politique et militaire. Le groupe international rappelle que les désaccords politiques doivent être traités dans le respect de la Constitution, de l'État de droit et des libertés fondamentales.
Le cessez-le-feu au centre de la déclaration
La déclaration exprime une vive préoccupation face à la poursuite des combats dans l'Est et à leurs conséquences pour les civils. Le GCI demande aux parties de respecter les engagements pris dans le cadre du processus de Doha, notamment l'observation du cessez-le-feu.
Cette demande intervient alors que les annonces diplomatiques successives n'ont pas encore mis fin aux affrontements dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Pour les habitants, la crédibilité du processus dépend de changements vérifiables sur le terrain, comme la baisse des attaques, la liberté de circulation et le retour sécurisé des services essentiels.
Le Groupe de contact attire aussi l'attention sur l'utilisation croissante des drones. Ces moyens peuvent modifier la conduite des opérations, mais ils augmentent également les risques pour les populations et pour les travailleurs humanitaires lorsque les zones civiles et les lignes de front se rapprochent.
La résolution 2773 de nouveau rappelée
Le GCI reprend les exigences de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Celles-ci concernent notamment la fin du soutien des Forces de défense rwandaises au M23, leur retrait du territoire congolais et le démantèlement des administrations parallèles établies dans les zones occupées.
Le groupe demande en parallèle au gouvernement congolais de présenter un plan d'action assorti d'un calendrier pour accélérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des combattants des FDLR. Cette double exigence montre que la stabilisation suppose des mesures vérifiables de la part de tous les acteurs concernés.
Protection des civils et accès humanitaire
La déclaration appelle les parties et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire. Elle demande un accès sécurisé et sans entrave pour les organisations qui assistent les populations touchées par le conflit et par l'épidémie d'Ebola.
Le GCI soutient également l'idée d'un dialogue intercongolais pacifique et inclusif. Un tel processus ne peut cependant produire des résultats que si les participants renoncent à la violence, si les droits politiques sont garantis et si les engagements militaires font l'objet d'un mécanisme de contrôle crédible.
Dans l'immédiat, la situation sera jugée à travers les faits observables dans l'Est. Le respect du cessez-le-feu, la protection des civils, l'accès de l'aide et la mise en œuvre de la résolution 2773 constituent les principaux indicateurs permettant de mesurer la portée réelle de cette nouvelle déclaration internationale.
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