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Ituri : vingt-neuf anciens otages des ADF remis à leurs familles à Mambasa

Ituri : vingt-neuf anciens otages des ADF remis à leurs familles à Mambasa
Militaires des FARDC en patrouille à Aveba, en Ituri, en février 2015. Photo réelle d’archive, elle ne montre pas la libération des otages à Mambasa en 2026. MONUSCO, Abel Kavanagh, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.
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Vingt-neuf personnes présentées comme d’anciens otages des ADF ont été remises à leurs familles le 2 novembre à Mambasa-centre, dans la province de l’Ituri. La cérémonie officielle a réuni les autorités territoriales, les services de sécurité et des proches venus récupérer les personnes libérées.

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Les autorités locales attribuent leur retour aux opérations menées conjointement par les FARDC et l’armée ougandaise dans la zone de Malembi. Les informations disponibles indiquent que certains anciens captifs ont rejoint des positions militaires, tandis que d’autres ont regagné directement leurs villages.

Le chiffre de vingt-neuf correspond au groupe formellement présenté à Mambasa. D’autres sources locales évoquent près de cinquante personnes sorties de la forêt de Malembi. Ces nombres ne décrivent pas nécessairement le même groupe ni le même moment du processus de retour. Ils doivent donc être distingués tant qu’un bilan consolidé n’a pas été publié.

Un retour qui demande un suivi individuel

La remise aux familles constitue une étape importante, mais elle ne clôt pas la prise en charge. Les anciens otages peuvent avoir besoin d’un examen médical, d’un soutien psychologique et d’une assistance pour retrouver leurs documents ou reprendre leurs activités.

Les services compétents doivent aussi établir l’identité de chaque personne, son village d’origine et la durée de sa disparition. Ce travail peut aider les familles qui recherchent encore un proche et permettre d’éviter les confusions entre les listes dressées par les autorités, l’armée et les communautés.

Le risque de stigmatisation doit être pris en compte. Une personne ayant vécu sous la contrainte d’un groupe armé ne peut pas être assimilée automatiquement à un combattant. Le retour dans la communauté nécessite une communication précise afin de protéger les victimes et de faciliter leur réintégration.

Les recherches se poursuivent dans le territoire

L’administrateur du territoire, Jean-Baptiste Matadi, a indiqué que les efforts se poursuivent pour retrouver d’autres personnes portées disparues. Il a également appelé la population à transmettre aux services de sécurité les informations utiles sur les mouvements suspects.

Le territoire de Mambasa reste confronté aux attaques attribuées aux ADF, aux enlèvements et aux déplacements de civils. Les opérations militaires peuvent ouvrir des possibilités de fuite ou de libération, mais leur résultat doit être documenté de manière régulière pour que les familles disposent de chiffres fiables.

La situation exige aussi une coordination entre les autorités territoriales et les structures sanitaires. Une liste publique vérifiée des personnes revenues, communiquée avec le consentement des intéressés, pourrait faciliter les retrouvailles sans exposer les victimes à de nouveaux risques.

La remise des vingt-neuf anciens otages apporte un soulagement à leurs proches. Elle rappelle en même temps que d’autres familles attendent toujours des nouvelles et que la sécurité durable des villages demeure la condition principale pour réduire les enlèvements dans cette partie de l’Ituri.

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