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Inongo : reprise des cours annoncée lundi après près de deux mois de grève

Inongo : reprise des cours annoncée lundi après près de deux mois de grève
Des élèves dans une salle de classe en République démocratique du Congo en mai 2007. Photo réelle d’archive utilisée comme illustration du contexte scolaire, elle ne représente pas une école d’Inongo. Crédit : Ken Wiegand, USAID, domaine public.
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Les écoles publiques de la ville et du territoire d’Inongo sont appelées à reprendre les cours lundi 26 octobre 2026. L’annonce intervient après des négociations entre l’Assemblée provinciale du Maï-Ndombe et l’intersyndicale des enseignants de la province éducationnelle Maï-Ndombe 1.

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Les enseignants observaient une grève sèche depuis le 1er septembre. Leur principale revendication porte sur deux mois d’arriérés de salaire, correspondant à décembre 2025 et janvier 2026.

Le rapporteur de l’Assemblée provinciale, Malachi Mpia Bokona, a présenté la nouvelle date comme le résultat d’un accord négocié. Une délégation composée de députés provinciaux et de représentants syndicaux doit se rendre à Kinshasa pour poursuivre le plaidoyer en faveur du paiement des arriérés.

Une première reprise n’avait pas été suivie

La crise scolaire avait déjà connu une tentative de déblocage. Le gouvernement provincial avait demandé la reprise des cours le 19 octobre et annoncé des sanctions contre les enseignants qui refuseraient de retourner en classe.

Cette décision n’avait pas permis de rouvrir durablement les écoles publiques. Les enseignants contestaient à la fois l’absence de paiement et la dissolution du comité provisoire de leur intersyndicale par un arrêté provincial daté du 13 octobre.

La nouvelle annonce se distingue donc par l’implication de l’Assemblée provinciale et par la perspective d’une démarche commune à Kinshasa. Elle ne signifie toutefois pas que les salaires réclamés ont déjà été versés.

Le paiement reste le point décisif

La reprise annoncée lundi sera le premier test concret de l’accord. Les directions d’école devront confirmer la présence des enseignants, tandis que les parents pourront vérifier le retour effectif des élèves dans les salles de classe.

Le second indicateur sera le traitement des arriérés. Une mission de plaidoyer peut ouvrir un canal de négociation avec les services nationaux compétents, mais elle ne remplace pas un calendrier de paiement ni la confirmation des montants dus.

La situation a déjà privé les élèves de plusieurs semaines d’enseignement. Plus l’interruption dure, plus le rattrapage devient difficile, particulièrement dans les classes d’examen et dans les établissements qui disposent de peu de ressources pédagogiques.

Un accord à suivre au-delà de lundi

Une reprise durable suppose que les parties rendent publics les engagements qu’elles ont acceptés. Les enseignants ont besoin d’un calendrier crédible pour les arriérés. Les écoles ont besoin d’instructions pédagogiques pour récupérer les heures perdues. Les parents ont besoin d’une information stable afin d’organiser le retour des enfants.

L’Assemblée provinciale peut jouer un rôle de suivi en demandant des rapports sur la présence dans les écoles, l’avancement du dossier salarial et l’exécution du programme de rattrapage. Cette surveillance éviterait que l’annonce de lundi ne reste une mesure temporaire.

Le retour en classe est donc une étape importante, mais la résolution complète de la crise dépendra du paiement réclamé et de la restauration d’un dialogue régulier entre les autorités éducatives et les représentants des enseignants.

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