La sous-section de l’Union nationale de la presse du Congo à Walikale demande l’ouverture d’une enquête après la mort de Laurent Vainqueur Muliro, journaliste de la Radio communautaire Walikale Amka. Il a été tué par balle au cours d’un déplacement sur l’axe reliant Bukavu à Hombo, dans une zone proche de Bitale, au Sud-Kivu.
Les informations disponibles indiquent que le journaliste voyageait dans un convoi de motos en direction de Walikale. Les voyageurs avaient choisi un itinéraire de contournement après la perturbation de la circulation sur l’axe direct entre Goma et Walikale.
Actualite.cd rapporte que l’attaque a fait trois morts et deux blessés graves, avec le pillage des biens des passagers. Election-net confirme la mort de Laurent Muliro et d’un autre étudiant, mais précise qu’aucune source officielle ne s’était encore prononcée sur les circonstances exactes. Ces versions concordent sur la mort du journaliste, mais elles ne permettent pas encore d’établir définitivement le bilan complet ni l’identité de tous les assaillants.
Des voyageurs contraints de changer d’itinéraire
La fermeture ou l’insécurité de certains tronçons dans le Nord-Kivu oblige régulièrement les voyageurs à emprunter des routes plus longues à travers le Sud-Kivu. Ce déplacement du trafic ne supprime pas le danger. Il l’étend à des axes secondaires où les moyens de surveillance, d’alerte et de secours restent limités.
Selon les témoignages rapportés par la presse locale, le convoi comprenait plusieurs motos. Les assaillants auraient ouvert le feu avant de dépouiller les voyageurs. Les blessés ont été conduits vers une structure médicale de Hombo, tandis que les corps ont été transférés à la morgue.
L’attribution de l’embuscade à des miliciens présumés apparaît dans certains récits, mais elle n’a pas été confirmée par un communiqué officiel consulté. Cette réserve est nécessaire tant qu’une enquête judiciaire ou sécuritaire n’a pas identifié les auteurs.
La profession attend une enquête vérifiable
L’UNPC de Walikale demande que les circonstances de la mort du journaliste soient établies et que les responsables soient traduits en justice. Cette demande concerne à la fois la protection des professionnels des médias et la sécurité générale des civils qui circulent entre les deux provinces.
Une enquête devra notamment reconstituer l’itinéraire du convoi, l’heure de l’attaque, les positions des forces présentes dans la zone et les témoignages des rescapés. La publication d’un bilan officiel permettrait aussi de résoudre les divergences relevées dans les premiers comptes rendus.
Un risque accru sur les routes de substitution
L’incident montre que la fermeture d’un axe principal produit des conséquences au-delà de la zone des combats. Les voyageurs cherchent des passages alternatifs, les coûts de transport augmentent et les trajets traversent parfois des espaces sans protection permanente.
Pour réduire ce risque, les autorités provinciales et les services de sécurité disposent de plusieurs leviers immédiats. Ils peuvent diffuser des alertes routières fiables, identifier les tronçons impraticables, organiser des patrouilles sur les passages les plus utilisés et établir un mécanisme rapide de signalement des convois en difficulté.
La priorité reste toutefois l’enquête sur l’attaque. Sans identification des auteurs et sans clarification du bilan, les voyageurs continueront de prendre leurs décisions sur la base d’informations partielles dans une région où le choix d’un itinéraire peut devenir une question de survie.
À lire également
- Sud-Kivu : des milliers de ménages fuient les combats autour de Kaziba
- Sud-Kivu : les combats autour de Luvungi perturbent les écoles et le trafic sur la RN5
Views: 0
