Le Forum économique RDC Royaume-Uni s’est achevé mercredi 4 novembre à Londres par la signature d’un document présenté comme la Déclaration de Londres. Selon les informations rendues publiques par le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku, ce texte rassemble des engagements réciproques du secteur privé et des recommandations adressées aux gouvernements congolais et britannique.
La rencontre a réuni plus de 80 chefs d’entreprise ainsi qu’une centaine d’entrepreneurs de la diaspora congolaise établie au Royaume-Uni, d’après le bilan communiqué à la clôture. Le contenu détaillé de la déclaration et la liste complète des entreprises engagées n’avaient toutefois pas encore été publiés jeudi matin.
Le corridor de Lobito présenté comme un axe économique
Les discussions ont accordé une place importante au corridor de Lobito. Cette chaîne de transport relie les zones minières de la République démocratique du Congo au réseau ferroviaire angolais et au port de Lobito, sur l’océan Atlantique. Pour la RDC, l’enjeu dépasse l’exportation des minerais. Les autorités congolaises présentent ce corridor comme un moyen de réduire les coûts logistiques, de faciliter les échanges régionaux et d’attirer des activités de transformation.
Cette orientation rejoint les débats déjà engagés à Kinshasa sur des corridors de transport plus compétitifs. Le forum de Londres a aussi mis en avant les possibilités de coopération dans l’énergie, l’agriculture, les infrastructures et les services financiers.
À ce stade, la Déclaration de Londres constitue surtout un cadre d’intentions et de recommandations. Elle ne doit pas être confondue avec la mise en service de nouveaux projets ou avec le décaissement immédiat de financements. La prochaine étape sera la publication des engagements précis, des montants éventuels, des entreprises concernées et du calendrier de réalisation.
Des retombées à mesurer dans les provinces
Le corridor de Lobito traverse un espace économique directement lié au Lualaba et au Haut-Katanga. Les retombées locales dépendront de la capacité à développer des plateformes logistiques, des entrepôts, des services douaniers et des unités industrielles à proximité des zones de production. La fluidité du transport ne suffit pas, à elle seule, à garantir la création d’emplois durables ou l’augmentation des recettes publiques.
La question du financement des infrastructures locales reste également centrale. Des investissements plus modestes, comme ceux annoncés dans la navigation sur la rivière Inkisi, montrent que la connexion des territoires dépend aussi de projets adaptés aux réalités provinciales.
Le bilan du forum devra donc être évalué à partir d’éléments vérifiables. Les indicateurs utiles seront le nombre de contrats effectivement conclus, les financements mobilisés, la part de transformation réalisée en RDC, les emplois créés et les recettes perçues par l’État et les provinces. En attendant ces précisions, la Déclaration de Londres marque une étape diplomatique et économique, mais pas encore l’aboutissement des projets évoqués.
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