Les habitants et commerçants de Kinsuka-Pêcheur, à Ngaliema, signalent des coupures répétées depuis plus d’un mois. Dans son reportage du 12 septembre 2026, Radio Okapi décrit les difficultés de conservation des aliments et les interrogations des abonnés sur leurs factures.
Un habitant interrogé dit ne recevoir du courant que deux jours par semaine. Son témoignage ne décrit pas nécessairement la situation de tout le quartier, mais il résume la difficulté de prévoir une journée de travail avec une alimentation aussi irrégulière.
Décryptage : les coûts possibles d’une desserte instable
Recharger un téléphone ailleurs, chercher un autre lieu pour conserver les aliments ou faire fonctionner un groupe électrogène : une panne peut entraîner des dépenses qui s’ajoutent à la facture d’électricité. Leur montant varie selon les moyens et les équipements de chaque ménage.
Un vendeur qui dépend d’un congélateur peut choisir d’acheter moins de marchandises pour limiter les pertes. Il réduit alors aussi ses possibilités de vente. Le reportage ne chiffre pas les pertes des commerces de Kinsuka-Pêcheur.
Les activités comme la coiffure, la photocopie ou la recharge de téléphones dépendent elles aussi du courant. Un générateur permet parfois de continuer à travailler, mais il faut acheter du carburant. Sans solution de secours, une coupure peut interrompre le service.
Une explication technique encore à préciser
Un agent de la SNEL, cité anonymement par Radio Okapi, évoque une panne de câble alimentant plusieurs cabines. Selon lui, des équipes sont mobilisées. Aucune date ferme de rétablissement n’a cependant été donnée dans le reportage.
Cette explication apporte un premier élément, mais les habitants attendent surtout un calendrier. Ils veulent savoir quelles cabines sont touchées, combien de temps prendra la réparation et si une alimentation provisoire est possible. Une information régulière éviterait que chaque retour du courant soit interprété comme la fin définitive de la panne.
La question des factures nourrit également l’incompréhension. Des familles disent continuer à payer alors que la fourniture reste très limitée. La SNEL devra expliquer comment les consommations sont calculées pendant la période de perturbation et quels recours sont ouverts aux abonnés qui contestent un montant.
Rétablir le courant et la confiance
Une réparation durable doit aller au-delà du remplacement ponctuel d’un câble si le réseau est soumis à des surcharges récurrentes. Un contrôle des cabines, des branchements et de la capacité réelle de distribution permettrait de déterminer si la panne révèle un problème plus large.
Les habitants peuvent aussi contribuer en signalant les installations dangereuses et les raccordements irréguliers, à condition que leurs alertes soient traitées rapidement. La lutte contre la fraude ne sera crédible que si elle s’accompagne d’un service plus prévisible pour les abonnés en règle.
À Kinsuka-Pêcheur, les abonnés attendent le retour du courant, mais aussi des explications sur les réparations et les factures. Pour les ménages comme pour les commerçants, connaître les heures de desserte permettrait déjà de mieux organiser la journée.
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