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Kasongo : après la toiture arrachée de l’HGR, les services vitaux doivent être sécurisés

Kasongo : après la toiture arrachée de l’HGR, les services vitaux doivent être sécurisés
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La pluie accompagnée de vents violents qui a frappé Kasongo le vendredi 9 octobre a exposé une fragilité connue mais rarement traitée comme une urgence publique : la sécurité des bâtiments de santé. À l’Hôpital général de référence de Kasongo, une partie importante de la toiture a été emportée. Les dégâts concernent notamment la salle d’accouchement de la maternité, le bloc opératoire, la buanderie et plusieurs couloirs.

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Selon la RTNC, des câbles électriques et des lampadaires ont aussi été touchés. L’administrateur du patrimoine de l’établissement, Numbi Amisi Héritier, a expliqué que l’hôpital date de l’époque coloniale et n’a pas bénéficié d’une réhabilitation à la hauteur de son état. Dans une structure qui reçoit des patients de Kasongo et des zones voisines, une toiture arrachée n’est pas seulement un dommage immobilier. Elle menace la continuité des soins, la stérilité des espaces techniques et la sécurité des malades comme du personnel.

La première réponse devrait être une mise en sécurité immédiate. Il faut isoler les zones exposées, vérifier l’installation électrique, protéger les médicaments et les équipements, puis organiser des circuits temporaires pour les accouchements et les interventions chirurgicales. Une réparation précipitée, sans diagnostic technique, risquerait de masquer les faiblesses de la charpente ou des murs.

Le sinistre intervient alors que les besoins sanitaires restent élevés au Maniema. La province doit déjà maintenir une surveillance active contre plusieurs menaces épidémiques. NZADI News avait récemment relevé la pression exercée par [les cas de poliomyélite signalés au Maniema](https://nzadinews.net/polio-au-maniema-quatre-cas-au-premier-trimestre-la-surveillance-reste-sous-pression/). Dans ce contexte, la perte même temporaire de salles hospitalières réduit la capacité locale à absorber les urgences ordinaires et les épisodes sanitaires imprévus.

La deuxième priorité concerne la transparence de la remise en état. Les autorités provinciales, la zone de santé et la direction de l’hôpital devraient publier une évaluation sommaire des dégâts, un calendrier de travaux et la liste des services déplacés. Ces informations permettraient aux habitants de savoir où se rendre et aux partenaires éventuels d’orienter leur aide vers des besoins précis.

Une réponse durable ne peut pas se limiter au remplacement de quelques tôles. L’état ancien du bâtiment impose un contrôle de la charpente, de l’étanchéité, de l’électricité et des dispositifs de protection contre les intempéries. Il faut aussi vérifier la disponibilité d’une alimentation électrique de secours et la possibilité de conserver les produits médicaux sensibles pendant les travaux.

Les autorités devraient enfin examiner les autres structures sanitaires exposées dans le territoire. Les pluies violentes ne touchent pas un seul bâtiment et les dégâts matériels signalés dans plusieurs quartiers de Kasongo montrent que le risque est plus large. Une inspection préventive des centres de santé les plus anciens coûterait moins cher qu’une succession d’interventions après sinistre.

La situation rappelle aussi l’importance d’une politique provinciale de maintenance. Trop souvent, les infrastructures publiques sont rénovées seulement lorsqu’une panne ou une catastrophe les rend inutilisables. Or un hôpital ne peut pas attendre l’effondrement d’une toiture pour que l’entretien soit considéré comme une dépense prioritaire.

À court terme, les patients de Kasongo ont besoin d’un message clair sur les services qui restent accessibles. À moyen terme, l’HGR doit retrouver des locaux sûrs et adaptés. À long terme, la province devra intégrer la résistance des bâtiments de santé aux fortes pluies dans ses investissements. La remise en état de l’hôpital sera donc jugée non seulement sur la rapidité des travaux, mais aussi sur leur capacité à empêcher qu’un prochain orage ne provoque la même interruption.

Comme dans d’autres crises locales, la qualité de la réponse dépendra aussi de la diffusion d’informations vérifiables. L’alerte humanitaire en Ituri a montré combien [la continuité des services essentiels reste déterminante pour les populations fragilisées](https://nzadinews.net/crise-humanitaire-en-ituri-lalerte-docha-replace-les-deplaces-au-centre-de-lurgence-locale/). À Kasongo, la priorité est désormais concrète : protéger les patients aujourd’hui et reconstruire de manière assez solide pour préserver les soins demain.

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