L’Office congolais de contrôle a appelé les importateurs, distributeurs et consommateurs à vérifier leurs stocks de poitrines de poulet hachées surgelées provenant de Roumanie. L’alerte publiée le 25 septembre fait état d’une contamination à la salmonelle signalée dans le système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires, sous la référence RASFF 2026.6920.
Cette mise en garde ne signifie pas que tous les produits de poulet surgelé présents sur le marché congolais sont concernés. Elle impose en revanche une vérification précise de la provenance, du numéro de lot et de l’étiquetage avant toute vente ou consommation. L’OCC indique avoir renforcé les contrôles aux frontières et demande aux opérateurs économiques d’identifier les marchandises susceptibles de correspondre à l’alerte.
Pour les commerçants, la première responsabilité consiste à isoler les produits douteux au lieu de les écouler rapidement. Les documents d’importation, les factures et les informations inscrites sur l’emballage doivent permettre de retracer le circuit du produit. En cas de correspondance avec les lots visés, la marchandise doit être retirée de la vente et signalée aux services compétents.
Les consommateurs peuvent aussi réduire le risque en refusant les emballages sans informations lisibles, endommagés ou présentant des signes de rupture de la chaîne du froid. La congélation ne détruit pas nécessairement la salmonelle. Une cuisson complète et une hygiène rigoureuse des mains, des couteaux et des surfaces restent indispensables pour éviter la contamination d’autres aliments.
Une infection à la salmonelle peut provoquer notamment diarrhée, fièvre, douleurs abdominales, nausées et vomissements. Les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont l’immunité est affaiblie peuvent développer des formes plus sévères. Toute personne présentant des symptômes importants après avoir consommé un produit suspect doit consulter un professionnel de santé et conserver, si possible, l’emballage utile à la traçabilité.
L’alerte pose également la question du suivi des produits importés jusqu’aux marchés de détail. Un contrôle effectué uniquement au point d’entrée perd de son efficacité lorsque les lots sont fractionnés sans documentation ou revendus sans étiquette. Les grossistes et détaillants ont donc intérêt à tenir un registre simple de leurs fournisseurs et des lots reçus.
Pour les autorités, la prochaine étape doit être une communication régulière sur les références effectivement retrouvées en RDC, les éventuels retraits et les résultats des analyses. Une information précise protège la santé publique sans provoquer une peur généralisée contre une catégorie entière de produits. La crédibilité du contrôle dépendra de la rapidité des vérifications et de la clarté des consignes transmises au public.
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