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Kinshasa : riz, semoule, lait et huile renchérissent le panier des ménages

Kinshasa : riz, semoule, lait et huile renchérissent le panier des ménages
Des produits agricoles sur un marché de Kinshasa en août 2023. Photo d’archives : Oussama Hamama, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Faire les courses de base coûte davantage dans plusieurs marchés de Kinshasa. Un relevé effectué le 7 septembre montre une hausse du riz, de la semoule de maïs, du lait en poudre et de l’huile végétale par rapport aux prix observés le 27 juillet. Tous les aliments ne suivent cependant pas la même direction, puisque plusieurs variétés de haricots ont baissé.

Ces mouvements n’ont rien d’abstrait pour les ménages. Quelques centaines de francs supplémentaires sur une mesure de riz ou de farine finissent par peser lourd lorsque l’achat se répète chaque jour. Les familles qui disposent d’un revenu fixe réduisent alors les quantités, changent de marque ou remplacent un produit par un autre.

Le riz progresse selon les marques

Le sac de 25 kilogrammes de riz Lion est passé de 46 000 à 49 900 francs congolais. Le riz BB a progressé de 52 000 à 53 500 francs, tandis que le sac de Riano est monté de 41 000 à 43 000 francs. Pour la marque Tigre, le prix observé est passé de 48 750 à 49 500 francs.

La hausse se retrouve aussi dans les achats au détail. La mesure couramment utilisée à Kinshasa pour le riz Lion se négociait à 1 700 francs, contre 1 500 francs à la fin de juillet. Cette progression touche particulièrement les consommateurs qui ne peuvent pas acheter un sac entier et dépendent des petites quantités vendues au marché ou dans les boutiques de quartier.

La semoule et le lait pèsent davantage

La mesure de semoule de maïs appelée ekolo est passée de 2 500 à 3 000 francs. Pour la semoule Master Plus, la même quantité a grimpé de 3 000 à 3 500 francs. L’augmentation réduit la marge de choix des foyers qui alternent entre le riz, la farine de maïs et d’autres féculents selon leur budget.

Le lait en poudre affiche également des écarts importants. Le paquet de 2,5 kilogrammes de Belle Hollandaise est monté de 66 800 à 68 750 francs, celui de 1,8 kilogramme de 48 000 à 50 900 francs, et celui de 900 grammes de 26 000 à 26 980 francs. Pour Cowbel, le paquet de 2,5 kilogrammes est passé de 69 800 à 75 100 francs. Le format de 1,8 kilogramme a atteint 52 845 francs, contre 42 000 francs auparavant.

L’huile végétale suit la même tendance

Le bidon de 25 litres d’huile Regina s’est vendu à 115 700 francs, contre 111 400 francs lors du précédent relevé. Le format de 15 litres est passé de 67 900 à 69 000 francs, celui de 10 litres de 45 500 à 46 500 francs, et le bidon de 5 litres de 25 500 à 26 000 francs.

Pour une famille qui achète l’huile en petite quantité, l’effet peut paraître moins visible à chaque passage au marché. Il se cumule pourtant avec le renchérissement du riz, de la semoule et du lait. C’est cette addition de petites hausses qui modifie le menu quotidien et oblige certains ménages à repousser d’autres dépenses, notamment le transport, la santé ou la scolarité.

Les haricots apportent une baisse bienvenue

Le tableau est plus favorable du côté de plusieurs légumineuses. Le kopo de haricots de Goma est descendu de 3 800 à 3 300 francs. Celui des haricots sakombi a reculé de 2 500 à 2 000 francs, tandis que les haricots BilBil sont passés de 3 500 à 3 000 francs. Le niébé s’est vendu à 2 000 francs contre 2 300 francs auparavant.

Cette détente offre une solution de remplacement à certaines familles, mais elle ne compense pas automatiquement toutes les augmentations. Les habitudes alimentaires, la disponibilité selon les quartiers et le coût du combustible nécessaire à la cuisson influencent aussi le choix des produits.

Un relevé local à interpréter avec prudence

Les commerçants interrogés évoquent la rareté de certains stocks, les coûts de transport et les conditions d’approvisionnement. Ces explications décrivent leur expérience du marché, sans constituer à elles seules une mesure complète des causes. Les prix peuvent varier d’une commune à l’autre, selon la marque, le volume acheté et le moment de la journée.

Ce relevé constitue donc une photographie utile de plusieurs points de vente, pas un indice officiel couvrant toute la capitale. Il confirme néanmoins la pression ressentie par de nombreux ménages sur des produits très consommés. Pour les autorités, la surveillance régulière des marchés, des circuits de transport et des stocks reste indispensable afin d’identifier rapidement les hausses durables et les ruptures d’approvisionnement.

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