Le député provincial Alain Siwako alerte sur un manque de carburant qui affecterait les opérations de lutte contre Ebola dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Selon les informations qu'il a communiquées vendredi 30 octobre, plusieurs véhicules utilisés par les équipes sanitaires ne peuvent plus circuler normalement.
L'élu affirme que des ambulances, des corbillards et des véhicules destinés à la recherche des cas et au suivi des contacts sont immobilisés. Il signale également des difficultés de fonctionnement pour certains laboratoires dépendant de groupes électrogènes.
Ces éléments sont rapportés par un responsable politique local et appellent une vérification rapide par la coordination de la riposte et par les autorités sanitaires. L'ampleur exacte de la pénurie, la durée des ruptures et le nombre de structures concernées n'ont pas encore été détaillés dans un bilan technique public.
Des conséquences possibles sur plusieurs maillons
Une interruption de carburant peut ralentir plusieurs opérations essentielles. Les ambulances assurent le transfert sécurisé des personnes malades. Les véhicules de surveillance permettent aux équipes de rechercher les cas suspects et d'identifier les contacts. Les corbillards sont nécessaires pour appliquer les protocoles d'inhumation sans exposer les familles.
Alain Siwako rapporte que certaines familles auraient transporté des corps à moto faute de véhicule disponible. Une telle pratique, si elle est confirmée, augmenterait le risque d'exposition lors des déplacements et des funérailles. Les équipes sanitaires devront préciser les consignes données aux communautés et les moyens immédiatement mobilisés.
L'alerte concerne notamment les zones de santé de Mabalako, Mutwanga et Beni. L'élu évoque une progression de la maladie dans ces secteurs, mais les chiffres consolidés doivent rester ceux publiés par les autorités sanitaires compétentes.
Plusieurs institutions déjà saisies
Le député provincial indique avoir informé le gouverneur du Nord-Kivu, la coordination locale de la riposte, les représentants de l'Organisation mondiale de la santé et des députés nationaux. Il demande au gouvernement central de libérer les fonds et les moyens nécessaires au fonctionnement des équipes.
La réponse ne se limite pas à l'achat de carburant. Elle suppose aussi un mécanisme régulier d'approvisionnement, une traçabilité des volumes livrés, des priorités claires pour les véhicules et un contrôle des dépenses. Sans ces garanties, une livraison ponctuelle pourrait seulement repousser le problème.
Une clarification publique attendue
La coordination de la riposte devra indiquer quels véhicules sont immobilisés, quelles zones restent couvertes et quelles mesures d'urgence ont été prises. Un point public permettrait de confirmer ou de corriger les informations diffusées et de rassurer les habitants sur la continuité des opérations.
À Beni, la lutte contre Ebola dépend de la confiance des communautés et de la capacité des équipes à intervenir rapidement. Le carburant est un besoin logistique de base. Sa disponibilité conditionne le transport des malades, le suivi des contacts, les analyses et les inhumations sécurisées. Une réponse documentée est donc nécessaire pour éviter que cette difficulté ne fragilise davantage la chaîne de riposte.
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