Quatorze joueurs ont été retenus pour défendre la RDC au Championnat d’Afrique masculin de volley, prévu du 15 au 25 septembre à Tunis. Après la perte de l’organisation à Kinshasa, les Léopards doivent désormais réussir une préparation courte et viser un classement qui compte aussi pour le Mondial 2027 et les Jeux de Los Angeles 2028.
Un groupe resserré à quelques jours du départ
Le sélectionneur Éric Ngapeth a arrêté un groupe de quatorze joueurs. La liste réunit Yannick Shesha Kalonda, Perpétuel Salasala Luamba, Moïse Kitambala Yumbu, Ben Nakavoua Ndonga, Steve Kabongo, Tegra Tshibasu Ngwey et Gaston Bashiya Kalala. Elle comprend également Moïse Ndwayi, Théophile Mabila Kabwebwe, Josué Lumanu Baptiste, Jérémie Mukelenge Napo, Kola Dimazowa, Francis Kabangu Muya et Jordi Esanga Elese.
Ces noms donnent enfin un contour concret à la campagne congolaise. Ils ne disent pas encore comment sera réparti le temps de jeu ni quelle hiérarchie sortira de la préparation. La priorité des prochains jours sera donc moins de commenter chaque présence que de construire des repères simples entre les passeurs, les centraux, les attaquants et les joueurs chargés de la réception.
Avec quatorze éléments, la marge se réduit dès qu’un joueur souffre d’un problème physique ou tarde à rejoindre le groupe. La qualité des séances, le suivi médical et la date réelle du rassemblement pèseront autant que les choix tactiques. À ce niveau, une équipe peut perdre une partie de son tournoi avant même le premier service si elle arrive dispersée ou fatiguée.
Tunis remplace Kinshasa dans le calendrier
La compétition devait initialement se tenir à Kinshasa du 7 au 21 septembre. Elle a été déplacée en Tunisie après les inquiétudes sanitaires exprimées par plusieurs fédérations au sujet du voyage en RDC. La Confédération africaine de volley a maintenu son partenariat avec la Fédération congolaise et a indiqué que la possibilité d’une future organisation à Kinshasa restait ouverte.
Le nouveau programme prévoit l’arrivée des délégations le 13 septembre, puis la réunion technique le lendemain. Les matches se joueront du 15 au 25 septembre et les départs sont fixés au 26. Pour les Léopards, ce changement supprime l’avantage du public et transforme aussi la logistique. Il faut désormais organiser le voyage, l’hébergement, l’acclimatation et les entraînements sur place dans un délai serré.
La déception de ne plus jouer à domicile ne peut cependant pas devenir une excuse sportive. Le groupe connaît maintenant la ville et les dates. Son défi consiste à utiliser les jours disponibles pour arriver à Tunis avec une identité de jeu lisible, une communication solide sur le terrain et des solutions de remplacement déjà travaillées.
Chaque place aura une valeur internationale
Le Championnat d’Afrique ne distribue pas seulement des médailles. Les trois équipes admissibles les mieux classées décrocheront une place pour la Coupe du monde FIVB 2027. Le tournoi attribue aussi un quota africain pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028, tandis que chaque rencontre rapportera des points au classement mondial.
Cette mécanique change la manière d’aborder la compétition. Même lorsqu’un titre paraît lointain, un match de classement peut encore peser sur la qualification mondiale ou sur la position de la RDC dans la course olympique. Les Léopards devront donc conserver la même concentration après un succès comme après une défaite. Un set arraché, un adversaire direct battu ou une meilleure place finale peuvent produire des effets bien au-delà de Tunis.
Le plateau annoncé réunit plusieurs références continentales, notamment l’Égypte, l’Algérie, la Tunisie et la Libye. La RDC ne gagnera rien à promettre un podium avant de connaître sa poule et son programme détaillé. Elle peut en revanche se donner une ambition vérifiable : rester compétitive dans chaque match, limiter les passages à vide et jouer pleinement les rencontres qui détermineront son rang final.
Une occasion de faire grandir la sélection
Le déplacement du tournoi a privé le volley congolais d’une vitrine à domicile. Il rend encore plus importante la performance de l’équipe nationale. Un parcours convaincant donnerait de la visibilité aux joueurs, attirerait l’attention sur le championnat local et montrerait que le projet sportif peut survivre à un contretemps d’organisation.
La liste de quatorze constitue le point de départ, pas l’aboutissement. Le public attend maintenant des informations claires sur le rassemblement, le voyage et les matches de préparation. Cette transparence permettrait de suivre l’évolution du groupe sans transformer chaque silence en rumeur.
À Tunis, les Léopards porteront donc deux responsabilités. Ils devront défendre les couleurs de la RDC face aux meilleures sélections africaines, mais aussi prouver qu’une équipe peut rester concentrée quand le cadre change brusquement. Le résultat final dira jusqu’où ils sont allés. La qualité de leur préparation dira si le volley congolais a commencé à bâtir pour 2027 et 2028.

Participez à la discussion