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DCMP : Olivier Bierlaire élu, l’unité et le redressement deviennent les premiers tests

DCMP : Olivier Bierlaire élu, l’unité et le redressement deviennent les premiers tests
Action lors d’un tournoi de football à Goma en 2015, photo d’illustration sans lien direct avec le DCMP ou l’élection. Photo : MONUSCO, Michael Ali, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.

Olivier Bierlaire a été élu par acclamation à la tête de la coordination du DCMP. Le vote met fin à une attente institutionnelle, mais la nouvelle équipe doit maintenant réunir les différentes tendances du club, clarifier sa situation sportive et installer une gestion capable d’éviter de nouvelles crises.

Une élection qui referme la période provisoire

Le Daring Club Motema Pembe tient son nouveau président de coordination. Réunie mardi 1er septembre dans la grande salle du stade Tata Raphaël, l’assemblée générale extraordinaire et élective a porté Olivier Bierlaire à la tête du club. Seul candidat en lice, il a été choisi par acclamation. Les comptes rendus publiés après le vote divergent toutefois sur la durée du mandat. Le procès-verbal ou un communiqué officiel devra lever cette ambiguïté.

Cette désignation transforme un intérim en responsabilité pleine. Olivier Bierlaire avait déjà été appelé à assurer la continuité après les tensions qui ont opposé plusieurs centres de décision au sein du DCMP. Il succède officiellement à Paul Kasembele et retrouve une maison qu’il connaît depuis longtemps, comme supporter, administrateur et dirigeant.

Le vote apporte une réponse à la question du leadership. Il ne suffit pourtant pas à effacer les désaccords. Une élection sans concurrence peut accélérer la transition, mais elle oblige le nouveau comité à élargir rapidement sa base. Les membres qui ne se reconnaissaient pas dans la gestion précédente doivent savoir comment ils seront associés, tandis que les supporters attendent des décisions qui parlent davantage que les promesses d’unité.

Le premier chantier reste la cohésion

La crise interne a occupé une place excessive dans la vie du club pendant la préparation de la saison. Deux tendances avaient envisagé des démarches distinctes avant que la Linafoot n’intervienne pour convoquer les assises sur la base des règlements sportifs. Des rencontres d’apaisement ont ensuite tenté de rapprocher les responsables, les administrateurs et les représentants des supporters.

Olivier Bierlaire hérite donc d’un club où chaque nomination sera observée. La composition de son équipe dira s’il cherche un équilibre ou s’il prolonge une logique de camp. L’enjeu n’est pas de distribuer des postes pour satisfaire tout le monde. Il est de confier les finances, l’administration, le recrutement et la communication à des responsables identifiables, avec des missions et des comptes à rendre.

Le nouveau président peut s’appuyer sur son expérience. Son parcours est notamment associé à la formation des jeunes, au centre de Mikala, à la recherche de contrats plus formels pour les joueurs et à une organisation plus structurée des clubs. Ces références créent une attente. Elles devront être traduites en calendrier, en budget et en décisions applicables au DCMP actuel.

Un lourd dossier sportif et administratif

La saison écoulée a montré le prix d’une gestion fragile. En février, le DCMP avait perdu 24 points à la suite d’une procédure disciplinaire liée à des interdictions de recrutement et à plusieurs litiges financiers. Une interdiction d’enregistrer des joueurs a ensuite été levée en juillet après le règlement d’un dossier avec un ancien entraîneur. Ces évolutions ont réduit une partie de la pression, sans faire disparaître le besoin d’un assainissement durable.

Le statut sportif du club reste lui aussi sensible. La relégation annoncée à la fin du championnat a été placée en sursis lorsque la FECOFA a demandé de suspendre l’exécution des décisions relatives aux montées et aux descentes, en attendant le règlement des différends. La nouvelle direction doit donc parler avec précision. Elle ne peut présenter ni le maintien ni la relégation comme définitivement acquis tant que les instances compétentes n’ont pas rendu une décision claire et applicable.

Cette incertitude complique le recrutement et le budget. Une équipe construite pour la Ligue 1 ne supporte pas les mêmes dépenses qu’une formation appelée à évoluer en Ligue 2. Les joueurs, les partenaires et le staff ont besoin de savoir dans quelle compétition ils travailleront. Le DCMP devra défendre ses droits, mais aussi préparer des scénarios réalistes afin de ne pas perdre davantage de temps.

Des résultats attendus au-delà des discours

Le championnat national n’a toujours pas de nouvelle date officielle après le report du coup d’envoi prévu le 30 août. Ce délai offre quelques jours au nouveau comité, mais il ne constitue pas un confort. Les autres clubs avancent dans leur préparation et les supporters du DCMP ont déjà beaucoup attendu.

Trois signaux permettront de juger rapidement la nouvelle présidence. Le premier sera la publication d’un organigramme cohérent. Le deuxième concernera un état transparent des engagements financiers et des litiges encore ouverts. Le troisième sera sportif, avec un staff stabilisé, un effectif qualifié et une préparation adaptée à la division finalement retenue.

Le DCMP conserve une histoire, un public et une place particulière dans le football kinois. Ce capital peut aider à repartir, mais il ne protège plus contre les sanctions, les conflits ou les mauvais résultats. L’élection du 1er septembre ouvre une porte. Olivier Bierlaire et son équipe devront maintenant montrer qu’ils savent la franchir ensemble, puis remettre le club au centre du terrain plutôt qu’au centre des querelles.

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