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Salamabila : plus de 500 maisons touchées, l’urgence passe du décompte à l’abri

Salamabila : plus de 500 maisons touchées, l’urgence passe du décompte à l’abri
Une réunion de coordination de la MONUSCO à Saramabila, dans le territoire de Kabambare, en mai 2018. Photo d’archive montrant la localité, sans lien avec la pluie du 30 septembre 2026. Crédit : MONUSCO Photos, Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
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Une forte pluie accompagnée de vents violents a frappé Salamabila, dans le territoire de Kabambare au Maniema, mercredi 30 septembre vers 15 heures. Le premier bilan communiqué par la société civile locale fait état de plus de 500 habitations détruites ou endommagées. Des familles ont passé la nuit sans abri, tandis que l’évaluation se poursuit.

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Ce chiffre décrit une urgence, mais il reste provisoire. Il faut désormais distinguer les maisons totalement détruites, celles qui peuvent être réparées et celles qui présentent un danger immédiat. Sans ce tri, l’aide risque d’arriver sans correspondre aux besoins réels des ménages.

Des écoles et des services publics également touchés

Les dégâts ne concernent pas seulement les logements. Selon le bilan relayé jeudi par Radio Okapi, plus d’une dizaine d’écoles ont été touchées, dont huit établissements primaires. Neuf églises et les bureaux du commissariat de police figurent aussi parmi les bâtiments signalés comme endommagés.

La reprise des cours dépendra de l’état de chaque bâtiment. Une toiture arrachée ne présente pas le même risque qu’un mur fissuré ou qu’une charpente fragilisée. Avant de rouvrir les classes, une inspection technique rapide doit identifier les salles utilisables, celles qui exigent une réparation et celles qui doivent rester fermées.

La continuité scolaire peut être organisée dans des locaux sûrs, par rotation ou dans des espaces temporaires. Cette solution ne remplacera pas la reconstruction, mais elle peut éviter que les enfants perdent plusieurs semaines pendant que les adultes comptent les dégâts.

L’abri doit être accompagné d’eau et de nourriture

Des sinistrés ont perdu du matériel domestique et des stocks de nourriture. La première réponse doit donc associer bâches, couvertures, ustensiles, eau potable et vivres. Un abri sans accès à l’eau ou sans latrines peut rapidement créer un autre risque sanitaire.

Le Maniema fait déjà face à des contraintes de surveillance sanitaire, notamment autour de la poliomyélite. NZADI News a récemment expliqué pourquoi [la détection des cas et la qualité des prélèvements restent décisives dans la province](https://nzadinews.net/polio-au-maniema-quatre-cas-au-premier-trimestre-la-surveillance-reste-sous-pression/). Dans un site accueillant plusieurs familles, la prévention doit commencer dès l’installation, avec des points d’eau contrôlés, des latrines séparées et un dispositif de signalement des malades.

Les autorités locales doivent aussi recenser les personnes les plus exposées. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes vivant avec un handicap et les malades chroniques ne peuvent pas être traités comme une simple ligne dans un total de ménages.

Un registre public pour éviter les doublons

La société civile a lancé un appel aux autorités et aux organisations humanitaires. Pour que l’aide soit traçable, un registre unique devrait indiquer le quartier, le chef de ménage, le nombre de personnes, le niveau de dommage et l’assistance reçue. Un tel document limite les doubles distributions et permet de repérer les familles oubliées.

L’évaluation doit également chiffrer les besoins de réparation. Le remplacement d’une toiture, la consolidation d’un mur et la reconstruction complète ne relèvent ni du même coût ni du même calendrier. Les matériaux distribués doivent correspondre aux techniques locales et résister autant que possible aux prochaines intempéries.

La pluie de Salamabila rappelle que les catastrophes urbaines et rurales aggravent souvent des fragilités anciennes. À Kinshasa, NZADI News a déjà montré comment [les constructions exposées et l’évacuation insuffisante des eaux amplifient les conséquences des fortes pluies](https://nzadinews.net/kinshasa-le-non-respect-des-normes-urbanistiques-cause-premiere-dinondations-a-la-base-des-morts-innocentes/). À Salamabila, l’urgence consiste d’abord à protéger les familles, puis à documenter les causes des dégâts bâtiment par bâtiment.

Le nombre de maisons touchées attire l’attention. La qualité de la réponse se mesurera toutefois à des résultats plus concrets : une famille mise à l’abri, une école déclarée sûre, un point d’eau fonctionnel et une reconstruction suivie jusqu’à son achèvement.

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