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Kisangani : la numérotation des avenues de Makiso doit dépasser le simple changement de plaques

Kisangani : la numérotation des avenues de Makiso doit dépasser le simple changement de plaques
Une artère de la commune de Makiso à Kisangani en février 2024. Photo d’archive, elle ne montre pas la pose des nouveaux numéros annoncée en septembre 2026. Crédit : Fidel Liesse, Wikimedia Commons, CC BY 4.0.
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La commune de Makiso, au centre de Kisangani, a annoncé une opération de numérotation de ses avenues. Présentée comme obligatoire par l’autorité communale, cette initiative peut améliorer l’identification des quartiers et l’intervention des services publics. Son utilité dépendra cependant de la méthode choisie, de la stabilité des noms et de l’existence d’un registre accessible aux habitants.

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Le bourgmestre adjoint, Luther Lituambela, a demandé aux chefs d’avenues de transmettre les noms des voies et le nombre de parcelles. Les nouveaux responsables des quartiers et avenues doivent également être présentés à la population. Ces étapes montrent que l’opération dépasse la pose de plaques. Elle touche à l’organisation administrative de proximité et à la façon dont une adresse sera reconnue par les services.

Une adresse utile doit être partagée par tous

Pour qu’une numérotation fonctionne, le même numéro doit correspondre au même lieu dans les documents de la commune, les services fiscaux, la police, les structures sanitaires, les écoles et les entreprises de livraison. Si chaque service tient sa propre liste, l’habitant continuera à expliquer son adresse par un rond-point, une église ou le nom d’un ancien propriétaire.

La commune devrait donc publier un plan de référence et préciser le système retenu. Les numéros suivront-ils l’ordre des parcelles, le sens de circulation ou une séparation entre côtés pairs et impairs ? Comment seront traitées les parcelles divisées, les constructions nouvelles et les avenues qui changent de nom ? Ces détails techniques décideront de la durée du dispositif.

La photographie associée à cet article montre une artère de Makiso en février 2024. Elle situe le cadre urbain, mais ne représente pas l’opération annoncée cette semaine. La distinction est importante, car une photo d’archive ne doit pas être présentée comme la preuve d’une pose de plaques qui n’a pas été documentée sur ce lieu précis.

Sécurité et secours parmi les bénéfices attendus

Une adresse claire peut réduire le temps nécessaire à une ambulance, aux pompiers ou à la police pour localiser un appel. Elle facilite aussi le recensement des besoins, la planification des travaux et l’identification des points où l’éclairage ou le drainage manque. En matière de sécurité, elle peut aider à enregistrer précisément un incident sans transformer la numérotation en outil de surveillance arbitraire.

Cette question de confiance est essentielle. Dans la Tshopo, NZADI News a récemment examiné [l’ordre donné contre les prélèvements illégaux aux barrières](https://nzadinews.net/tshopo-lordre-contre-le-racket-aux-barrieres-doit-encore-produire-ses-preuves/). Une administration locale gagne en crédibilité lorsque les règles sont compréhensibles, appliquées de la même manière et accompagnées d’un mécanisme de plainte.

Les habitants doivent savoir si la plaque sera gratuite, payante ou financée par le budget communal. Tout montant éventuel doit être fixé par un texte, payé contre reçu et rendu public. L’obligation annoncée ne doit pas ouvrir la porte à des perceptions informelles. La commune devrait également prévoir une procédure simple pour corriger une erreur de nom, de numéro ou de limite entre deux avenues.

Le changement de nom exige de la prudence

L’autorité communale a évoqué la possibilité de rebaptiser certaines avenues avec les noms d’autorités actuelles. Cette décision mérite une consultation et des critères stables. Une adresse perd sa valeur si son nom change au gré des responsables en fonction. Les noms historiques, culturels ou géographiques peuvent offrir davantage de continuité, tandis que les personnalités retenues devraient répondre à une procédure connue.

La santé publique bénéficiera elle aussi d’un adressage fiable. Lors d’une campagne, les équipes peuvent mieux répartir les relais et retrouver les zones insuffisamment couvertes. L’expérience de [la vaccination des soignants contre Ebola à Kisangani](https://nzadinews.net/tshopo-la-vaccination-des-soignants-contre-ebola-demarre-a-kisangani/) a montré l’importance d’une organisation précise entre les structures et les zones de santé.

La numérotation de Makiso sera réellement utile si elle produit plus qu’une cérémonie et quelques plaques. Il faudra un registre conservé, un plan mis à jour, une information publique et une coordination entre services. À cette condition, l’adresse deviendra un outil quotidien pour les habitants plutôt qu’une nouvelle formalité administrative.

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