L’inflation hebdomadaire nationale a ralenti à 0,192 %, contre 0,216 % la semaine précédente. Ce recul constitue un signal favorable, mais il ne signifie pas que les prix baissent. Il indique seulement que leur progression est moins rapide. Pour les ménages, la différence est importante : le panier reste cher, même lorsque la hausse ralentit.
L’inflation cumulée atteignait 6,466 % au niveau national et l’inflation annualisée 10,260 %. Les principaux postes ayant poussé les prix sont directement liés au quotidien : légumes, tubercules, huiles, poissons, viandes, transport, produits pharmaceutiques, uniformes et fournitures scolaires. L’alimentation et les boissons non alcoolisées représentaient la contribution la plus importante à la variation de l’indice.
Cette structure explique le décalage entre les statistiques et le ressenti. Un ménage peut entendre que l’inflation ralentit tout en consacrant davantage de revenus à la nourriture, au transport et à la rentrée scolaire. Les revenus n’augmentent pas automatiquement au même rythme que les prix et les familles réduisent alors les quantités, substituent certains produits ou reportent des dépenses de santé et d’éducation.
Une amélioration durable exige plus qu’une stabilisation monétaire. Elle dépend aussi des routes agricoles, du stockage, de la production locale, de la fluidité du transport et de la concurrence sur les marchés. Le véritable indicateur de réussite sera la capacité des familles à acheter davantage avec leurs revenus, et pas uniquement la baisse d’un taux hebdomadaire.

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