La RDC, la Tanzanie et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont adopté des résolutions destinées à faciliter le retour volontaire de près de 68 000 réfugiés congolais vivant en Tanzanie. La huitième réunion tripartite s’est achevée à Lubumbashi après trois jours de travaux.
Le principe central reste le volontariat. Aucun retour ne peut être considéré comme durable s’il est provoqué par la pression, la réduction de l’assistance ou l’absence d’alternative. Les candidats doivent recevoir une information complète sur la situation dans leur zone d’origine et pouvoir décider librement.
La sécurité du trajet et les conditions de réinstallation sont tout aussi importantes. Les familles ont besoin de documents, d’un accès à la terre ou au logement, de services de santé et de possibilités de scolarisation. Sans accompagnement, le retour peut déboucher sur de nouveaux déplacements ou des tensions avec les communautés d’accueil.
Cette coopération entre Kinshasa, Dodoma et le HCR constitue un cadre utile. Son efficacité se mesurera toutefois au suivi individuel des familles, au financement disponible et à la stabilité réelle des zones de retour. La diplomatie des réfugiés doit rester centrée sur les droits et la sécurité des personnes.

Participez à la discussion