La Coalition Article 64 a rejeté le format du dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi et maintenu son appel à une marche le 15 septembre. Cette décision ouvre une nouvelle séquence de confrontation politique, alors que le pouvoir présente les consultations comme un moyen de renforcer la paix, la cohésion et l’État.
La C64 ne ferme pas la porte au principe d’un dialogue. Elle conteste surtout la méthode et craint que les participants, le calendrier et les limites soient définis à l’avance par le pouvoir. La coalition réclame un cadre inclusif et consensuel, capable d’aborder la guerre dans l’Est, la situation sociale et l’avenir institutionnel du pays.
Le projet présidentiel prévoit des consultations dans les 26 provinces avant des assises nationales à Kinshasa. Cette architecture peut élargir la participation, mais elle ne produira un résultat solide que si les principales forces acceptent les règles. Sans accord sur la médiation, l’ordre du jour et les garanties, deux démarches risquent de se faire face : celle des institutions et celle de la contestation.
La marche du 15 septembre devient ainsi un premier test. Les autorités devront concilier l’ordre public et le droit de manifester, tandis que l’opposition devra veiller au caractère pacifique de la mobilisation.
Au-delà du rapport de force, la question centrale reste celle de la confiance. Aucun dialogue ne peut durablement réussir si une partie importante des acteurs pense que les conclusions ont été décidées avant le début des discussions.
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