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RDC : Tshisekedi demande une feuille de route pour accélérer le développement industriel

RDC : Tshisekedi demande une feuille de route pour accélérer le développement industriel
Mine de cuivre à ciel ouvert à Kolwezi en octobre 1973. Photo réelle d’archive illustrant la base minière de l’industrialisation congolaise. Elle ne montre pas un projet lancé en 2026. Crédit : Rob Mieremet, Anefo, Nationaal Archief, CC0.
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Le président Félix Tshisekedi a demandé au gouvernement d’élaborer une feuille de route concertée pour le développement industriel de la République démocratique du Congo. L’instruction a été annoncée dans le compte rendu de la 101e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 23 octobre 2026 à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa.

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Selon le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le travail sera coordonné par la Première ministre avec la participation de plusieurs ministères. L’Industrie, la Formation professionnelle, l’Enseignement supérieur, les Mines, les Ressources hydrauliques et l’Électricité ainsi que le Portefeuille sont notamment concernés.

La feuille de route annoncée doit réunir des décisions actuellement réparties entre plusieurs administrations. Elle portera sur la mobilisation des ressources, la modernisation des infrastructures, la formation, la recherche, l’innovation et les partenariats industriels.

Les batteries et Musompo dans le même cadre

Le compte rendu gouvernemental relie cette démarche à la chaîne de valeur des batteries et à la zone économique spéciale de Musompo, dans la province du Lualaba. Le choix de ces deux axes place la transformation locale des minerais au centre du projet.

La RDC produit une part importante du cuivre et du cobalt utilisés dans les technologies énergétiques. Pourtant, une grande partie de la valeur ajoutée est encore créée hors du pays. L’objectif affiché consiste à rapprocher l’extraction, la transformation, la fabrication de composants, la recherche et la formation technique.

La zone de Musompo est présentée depuis plusieurs années comme un espace destiné à accueillir des activités industrielles liées aux minerais stratégiques. La nouvelle instruction ne signifie toutefois pas qu’une usine supplémentaire est déjà construite ou qu’un financement précis a été débloqué. Elle ouvre une étape de planification dont les projets, les budgets et les échéances restent à détailler.

Une coordination entre énergie, compétences et capitaux

L’industrialisation ne dépend pas uniquement de la disponibilité des minerais. Les entreprises ont besoin d’une alimentation électrique stable, de routes et de chemins de fer fonctionnels, de compétences techniques, de règles prévisibles et de financements accessibles.

La présence du ministère de l’Électricité dans le dispositif répond à la question énergétique. Celle de la Formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur concerne les techniciens, ingénieurs et chercheurs nécessaires à la transformation locale. Le Portefeuille est associé en raison du rôle des entreprises publiques, tandis que les Mines restent au cœur de l’approvisionnement en matières premières.

Cette approche peut réduire les décisions isolées si chaque ministère reçoit une responsabilité précise. Elle peut aussi éviter que des projets de transformation soient annoncés sans solution énergétique, sans formation adaptée ou sans débouchés commerciaux identifiés.

Les prochaines décisions seront déterminantes

Le premier élément attendu est un calendrier public. Il devra indiquer les étapes de préparation, les institutions responsables et les résultats mesurables. Le deuxième concerne le financement des infrastructures et des programmes de formation. Le troisième porte sur les partenariats industriels et les garanties accordées à l’État congolais.

La feuille de route gagnera également à préciser la place des entreprises congolaises, des universités, des centres de recherche et des provinces minières. Une stratégie nationale ne peut produire des effets durables si les emplois qualifiés, les contrats locaux et les recettes publiques restent secondaires.

L’instruction présidentielle fixe donc une orientation. Son évaluation commencera lorsque le gouvernement publiera des projets chiffrés, des échéances et un mécanisme de suivi pour la chaîne de valeur des batteries et la zone économique spéciale de Musompo.

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