L’Allemagne a proposé son appui aux démarches diplomatiques engagées pour mettre fin à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette disponibilité a été exprimée samedi 25 octobre à Kinshasa, au terme d’une audience accordée par le président Félix Tshisekedi à Serap Güler, secrétaire d’État parlementaire allemande aux Affaires étrangères.
Selon le compte rendu de la rencontre, Berlin souhaite intervenir comme facilitateur neutre, en coordination avec les initiatives conduites par les États-Unis et le Qatar. La responsable allemande a indiqué que les préoccupations sécuritaires exprimées par les pays de la région ne pouvaient justifier une atteinte à la souveraineté congolaise ni une violation du droit international.
Une coordination avec les processus existants
Cette proposition arrive alors que Kinshasa cherche à maintenir la cohérence entre plusieurs cadres de négociation. Une médiation supplémentaire ne sera utile que si elle complète les mécanismes existants et évite de créer un calendrier parallèle.
L’offre allemande confirme l’intérêt européen pour les processus de Washington et de Doha. Ces deux canaux restent toutefois confrontés à une question centrale : la traduction des engagements diplomatiques en mesures vérifiables sur le terrain.
La visite allemande ne s’est pas limitée au dossier sécuritaire. Les échanges ont également porté sur la coopération économique, la santé, la culture et les investissements privés. Serap Güler s’est entretenue avec la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Les deux responsables ont aussi marqué une étape dans l’installation institutionnelle du Goethe Institut en RDC.
Le rôle de Berlin reste à préciser
Pour Kinshasa, l’enjeu consiste maintenant à préciser le rôle attendu de Berlin, les parties concernées et le lien avec les médiations déjà actives. Une coordination formelle réduirait le risque de messages contradictoires et permettrait de concentrer les discussions sur la cessation des violences, le respect de la souveraineté congolaise et le suivi des engagements conclus.
La portée de la proposition dépendra donc de sa traduction dans un dispositif accepté par les parties. Les prochains échanges devront indiquer si l’Allemagne entend offrir un appui technique, accueillir des discussions ou participer au suivi des accords déjà négociés.
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