Le coup d’envoi prévu le 30 août n’a pas eu lieu et aucune nouvelle date n’est encore officielle. La révision des textes, ajoutée à la reprise en main de l’arbitrage par la FECOFA, prolonge l’attente des clubs. Les compétitions africaines, elles, débutent en septembre.
Une date annoncée, puis abandonnée
La saison 2026-2027 de la Linafoot devait s’ouvrir le dimanche 30 août avec la Ligue 1. Le démarrage de la Ligue 2 était annoncé pour le 5 septembre. Les deux échéances ont été reportées avant le premier coup de sifflet.
La décision figure dans le communiqué LNF/004/2026 du 17 août. Cinq jours plus tôt, les responsables de la FECOFA avaient reçu une délégation de la Linafoot au siège de la Fédération congolaise de football association.
Pour justifier le report, les instances ont invoqué la mise à jour, l’harmonisation et l’intégration des textes réglementaires appelés à encadrer les championnats nationaux. Les clubs ont été priés de poursuivre leurs préparatifs sportifs, administratifs et organisationnels en attendant un nouveau calendrier.
Toujours aucune nouvelle échéance
Le 30 août est passé sans lancement de la Ligue 1. À cette date, aucune autre échéance officielle n’avait été communiquée. Le championnat est donc entré dans une période d’attente dont personne ne connaît encore la durée.
La Linafoot a néanmoins pris un engagement précis : les calendriers officiels de Ligue 1 et de Ligue 2 doivent paraître quatorze jours avant le nouveau coup d’envoi. Ce délai est censé donner aux clubs le temps d’organiser les déplacements et les rencontres.
Il offre aussi un repère pour mesurer les conséquences de chaque journée sans annonce. Si le calendrier était publié le 31 août et si le préavis promis était respecté, la reprise ne pourrait pas avoir lieu avant le 14 septembre. Il ne s’agit pas d’une date officielle. Chaque jour supplémentaire sans publication repousserait d’autant la première échéance possible.
La FECOFA reprend la gestion de l’arbitrage
Ce report intervient alors que la FECOFA réorganise plusieurs organes du football congolais. Une circulaire datée du 17 août et rendue publique le 20 août modifie notamment la gestion de l’arbitrage dans les championnats d’élite.
Désormais, les organes compétents de la FECOFA assureront directement la formation et la désignation des arbitres et des autres officiels appelés à intervenir en première et deuxième divisions. La Linafoot n’est plus autorisée à les former ni à les désigner.
La Fédération présente cette restructuration comme un moyen d’harmoniser la pratique disciplinaire, de renforcer les compétences des arbitres et d’améliorer la crédibilité des compétitions. Le changement impose toutefois aux instances concernées de coordonner leurs procédures avant le démarrage effectif de la saison.
Le blocage ne tient donc pas seulement à une date absente du calendrier. Il accompagne une nouvelle répartition des responsabilités entre la Fédération et l’organisateur des championnats nationaux.
Le calendrier africain, lui, reste en place
Pendant que la Ligue 1 attend, les compétitions interclubs de la Confédération africaine de football conservent leurs dates. Les matches aller du premier tour préliminaire de la Ligue des champions doivent se jouer du 4 au 6 septembre. Les rencontres retour sont prévues du 11 au 13 septembre.
Le TP Mazembe affrontera le Medeama SC du Ghana. Les Aigles du Congo seront opposés à l’APR FC du Rwanda. Les deux représentants congolais devront donc aborder ces doubles confrontations sans avoir joué dans la nouvelle saison de Linafoot.
La situation diffère de celle qui avait été envisagée. Une reprise nationale le 30 août devait leur offrir une première séquence compétitive avant les tours de la CAF. Le report les oblige désormais à chercher leur rythme dans leur programme de préparation.
Une réforme jugée sur ses résultats
La volonté d’ouvrir le championnat avec des textes harmonisés répond à un problème de crédibilité. La saison précédente s’était terminée sur des contestations et des décisions administratives qui avaient retardé la confirmation du classement définitif.
Cette fois, les résultats de la nouvelle organisation devront être visibles : des règlements publiés, un format compréhensible, un calendrier applicable, des officiels désignés et des dossiers disciplinaires traités avec clarté.
Les clubs ont besoin de visibilité pour préparer leurs effectifs, leurs voyages et les dépenses liées aux rencontres. Les partenaires et les supporters en ont tout autant besoin pour suivre une compétition régulière.
Le calendrier est désormais attendu
Les clubs n’attendent plus une déclaration générale sur la reprise. Ils ont besoin d’un calendrier appuyé sur des règles stabilisées. Le délai de quatorze jours annoncé par la Linafoot déclenchera ensuite un compte à rebours précis pour les équipes.
Au 31 août, deux faits demeurent : la date initiale de la Ligue 1 est passée sans match et aucune échéance officielle n’a remplacé le 30 août. La réforme sera jugée sur la capacité des instances à transformer cette réorganisation réglementaire en championnat prévisible.
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