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Kinshasa : le plateau d’œufs monte jusqu’à 14 500 FC dans plusieurs marchés

Kinshasa : le plateau d’œufs monte jusqu’à 14 500 FC dans plusieurs marchés
Des plateaux d’œufs au marché de Baki Dogo, au Nigeria, en avril 2025. Photo d’archives : Bambi Cia, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Le plateau d’œufs coûte désormais jusqu’à 14 500 francs congolais dans plusieurs points de vente observés à Kinshasa. Au début du mois d’août, le même produit se négociait autour de 13 000 francs. Cette hausse d’environ 12 % ajoute une dépense sensible pour les familles, les petits restaurants et les vendeurs de rue qui utilisent les œufs au quotidien.

Le relevé réalisé le 8 septembre compare les prix pratiqués entre le 3 août et le 7 septembre. Il porte notamment sur le marché Kapela, dans la commune de Kalamu, et sur des points de vente de la commune de la Nsele. Les chiffres décrivent donc une tendance locale récente, mais ils ne constituent pas un tarif unique pour toute la capitale.

Du plateau au carton, la hausse se confirme

Au marché Kapela, un vendeur a indiqué que le plateau de gros œufs était passé de 13 000 à 14 500 francs. La différence atteint 1 500 francs en un peu plus d’un mois. À la Nsele, une vendeuse situe désormais le prix courant entre 14 000 et 15 000 francs selon le point de vente et la disponibilité.

Le mouvement apparaît aussi dans l’achat en gros. Un carton de douze plateaux de la marque Daipn est passé de 164 000 à 175 000 francs, soit 11 000 francs supplémentaires. Pour un détaillant, cette augmentation doit être répartie sur chaque plateau vendu. Pour un consommateur, elle se retrouve ensuite dans le prix final, parfois avec des différences selon le quartier.

Les petits œufs suivent une autre grille

La taille du produit reste un élément important. Les petits œufs sont proposés autour de 13 500 francs le plateau, contre 12 500 à 12 800 francs auparavant. Leur hausse est donc réelle, mais leur niveau demeure inférieur à celui des gros calibres.

Cette distinction explique pourquoi deux clients peuvent annoncer des prix différents sans que l’un d’eux se trompe. La marque, la taille, la quantité achetée et la commune influencent la facture. Comparer un petit plateau à un gros, ou un achat au détail à un carton complet, peut donner une image fausse de l’évolution réelle.

L’approvisionnement depuis l’Angola est mis en cause

Les commerçants interrogés attribuent la progression à une moindre disponibilité et aux difficultés du transport depuis l’Angola. Ils évoquent aussi le poids des taxes rencontrées sur le trajet. Ces explications correspondent à leur expérience de la chaîne d’approvisionnement. Elles n’ont pas encore été accompagnées d’un bilan officiel détaillant les volumes importés, les frais supportés ou l’état des stocks.

La prudence est donc nécessaire. Une rareté constatée dans certains marchés ne signifie pas automatiquement une pénurie dans toute la ville. Des arrivages peuvent être disponibles ailleurs, tandis que les coûts varient selon l’itinéraire et l’intermédiaire. La prochaine évolution dépendra notamment de la régularité des livraisons et de la concurrence entre fournisseurs.

Une dépense qui se diffuse dans les petits métiers

L’œuf se vend directement aux ménages, mais il entre aussi dans les recettes des boulangeries, pâtisseries, gargotes et vendeurs de petits-déjeuners. Lorsque le carton augmente, ces activités doivent choisir entre réduire leur marge, diminuer la portion ou relever leur prix. Aucun effet uniforme ne peut être chiffré à partir du seul relevé, mais la pression est concrète pour les commerces qui achètent plusieurs plateaux par semaine.

À la maison, le changement paraît parfois modeste à l’unité. Il devient plus visible lorsqu’il s’ajoute au riz, à la farine, au lait, à l’huile et au transport. Les familles peuvent alors acheter moins d’œufs, choisir les plus petits ou espacer les achats. Ces arbitrages ordinaires montrent comment une hausse ciblée finit par peser sur l’ensemble du budget alimentaire.

Un signal local à suivre dans le temps

Le relevé du 8 septembre ne remplace pas un indice officiel des prix. Il repose sur quelques marchés et sur les déclarations de vendeurs. Pour confirmer une tendance durable, il faudra comparer plusieurs communes, distinguer les calibres et suivre les prix de gros comme ceux du détail sur plusieurs semaines.

Trois éléments seront particulièrement utiles : la fréquence des arrivages venant d’Angola, l’évolution du carton de douze plateaux et l’écart entre les prix de Kalamu, de la Nsele et des autres communes. Une meilleure publication de ces données aiderait les ménages à comparer et les autorités à identifier les ruptures réelles. Pour l’instant, le constat reste précis mais limité : dans les points observés, le plateau d’œufs a nettement renchéri entre le début d’août et le 7 septembre.

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