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Gouvernement Suminwa II : une année entre résilience économique et faible exécution des réformes

Gouvernement Suminwa II : une année entre résilience économique et faible exécution des réformes

Un an après sa mise en place, le gouvernement Suminwa II défend un bilan marqué par la résistance de l’économie congolaise dans un environnement sécuritaire difficile. L’exécutif met en avant la stabilisation monétaire, la mobilisation des recettes et plusieurs projets communautaires financés par le secteur minier. Mais la faiblesse de l’exécution de nombreuses décisions continue d’alimenter les critiques.

Reconduite à la tête du gouvernement, Judith Suminwa avait reçu pour mission d’accélérer le Programme d’actions 2024-2028. Cette feuille de route accorde une place centrale à la sécurité, aux infrastructures, à l’emploi, à la diversification de l’économie et à l’amélioration des services publics. La guerre dans l’Est a toutefois absorbé une part importante de l’attention politique et des ressources disponibles.

Sur le plan économique, le gouvernement revendique une meilleure maîtrise de l’inflation et du taux de change. Le ministère des Finances souligne également les efforts de mobilisation des recettes et de gestion de la dette. Dans les mines, 521 projets communautaires auraient été approuvés grâce à la redevance minière et aux cahiers des charges, dont 335 déclarés achevés.

Ces résultats doivent être confrontés à la vie quotidienne. Le pouvoir d’achat demeure sous pression, les besoins en routes et en électricité sont considérables et de nombreux services publics restent insuffisants. L’écart entre les annonces, les crédits budgétaires et les réalisations concrètes constitue le principal point de fragilité de l’action gouvernementale.

La taille de l’équipe gouvernementale, forte de 54 membres, nourrit également le débat sur l’efficacité institutionnelle. La coordination entre ministères, le suivi des décisions du Conseil des ministres et la publication d’indicateurs d’exécution sont indispensables pour éviter la dispersion des responsabilités.

À l’approche de la deuxième année, l’exécutif devra transformer les bilans sectoriels en résultats mesurables : ouvrages effectivement utilisés, emplois durables, amélioration des soins, recul de l’insécurité et accès plus fiable à l’énergie. La redevabilité gagnerait à inclure, pour chaque engagement, un budget, un calendrier, un responsable et un taux d’avancement vérifiable.

La résilience économique offre une base, mais elle ne constitue pas à elle seule un bilan social. La crédibilité du gouvernement dépendra de sa capacité à réduire la distance entre les décisions prises à Kinshasa et leurs effets dans les provinces.

Rédaction Nzadinews.net

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