Le gouvernement congolais présente la stabilisation du cadre macroéconomique comme l’un des principaux résultats de son action. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a dressé le 26 août un bilan centré sur la monnaie, la mobilisation des recettes, la dette et le financement des infrastructures.
À l’arrivée de l’exécutif en juin 2024, l’inflation atteignait 23 % à la fin de 2023, tandis que le franc congolais avait perdu environ 24 % de sa valeur. Le déficit du compte courant dépassait 3 % du produit intérieur brut et les réserves de change étaient évaluées à 5,5 milliards de dollars. Cette combinaison alimentait la hausse des prix et réduisait le pouvoir d’achat des ménages.
Les autorités affirment avoir engagé des mesures budgétaires et monétaires destinées à limiter les déséquilibres, accroître les recettes intérieures et soutenir l’investissement public. La stabilité du taux de change et le ralentissement de l’inflation constituent des signaux importants, mais ils ne deviennent réellement perceptibles que lorsque les prix des produits essentiels, du transport et du logement cessent de progresser plus vite que les revenus.
Une collecte plus efficace des recettes permettrait de financer les routes, l’énergie, la santé et l’éducation sans accroître excessivement la dette. Elle doit cependant reposer sur l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la fraude et une meilleure gestion des exonérations, plutôt que sur une pression supplémentaire exercée sur les contribuables déjà formalisés.
La dette publique peut soutenir le développement si les ressources empruntées financent des projets productifs, sélectionnés de manière transparente et exécutés dans les délais. Le contrôle parlementaire, la publication des contrats et l’évaluation des résultats restent indispensables pour préserver les marges budgétaires futures.
Le principal test demeure social. De bons indicateurs macroéconomiques ne suffisent pas si les salaires stagnent, si les services publics restent insuffisants ou si les infrastructures annoncées ne sont pas livrées. Le gouvernement devra publier des données régulières et vérifiables sur les recettes, les dépenses et l’avancement des investissements.
Rédaction Nzadinews.net

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