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Invité du Journal Afrique sur TV5 Monde, lundi 24 février 2025, le ministre congolais de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, n’a pas mâché ses mots à l’égard de l’ancien président Joseph Kabila. Pour sa première déclaration publique depuis son départ du pouvoir en 2019, ce dernier a, selon Muyaya, fait preuve d’un manque de compassion et de solidarité envers les populations de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), victimes des exactions de l’armée rwandaise et de ses supplétifs du M23.

Le porte-parole du gouvernement a condamné une prise de position qu’il juge désinvolte et contraire aux intérêts du pays.

« Joseph Kabila a malheureusement légitimé la guerre d’agression. Nous voulons régler les problèmes qu’il aurait pu résoudre durant ses 18 années au pouvoir », a-t-il déclaré.

Pas de dialogue direct avec le M23

Patrick Muyaya a réaffirmé la position ferme du gouvernement congolais vis-à-vis du M23, qualifiant ses membres de « pantins » au service de l’agenda rwandais. Il a rejeté toute possibilité de négociation directe avec ce groupe armé, insistant sur le fait que les discussions se tiendraient uniquement dans le cadre du processus de Nairobi, sous la médiation de l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta.

« Laissons le président Uhuru Kenyatta jouer son rôle », a martelé le ministre, excluant toute alternative en dehors de cette initiative régionale visant à ramener la paix à l’Est de la RDC.

Une guerre qui fait rage

Pendant ce temps, les combats se poursuivent dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, où le M23, soutenu par le Rwanda selon Kinshasa et plusieurs rapports d’experts internationaux, continue d’occuper des localités stratégiques. Le gouvernement congolais, soutenu par des forces régionales et des partenaires internationaux, tente de repousser l’offensive et de restaurer l’autorité de l’État dans ces zones en proie à l’insécurité depuis plusieurs décennies.

La sortie médiatique de Joseph Kabila, qui s’exprimait pour la première fois après cinq ans de silence, risque d’enflammer davantage le débat politique en RDC, à l’approche des prochaines échéances électorales et dans un contexte sécuritaire de plus en plus préoccupant.

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