La RDC a terminé le Championnat d’Afrique féminin de volley-ball à la 11e place après une victoire nette contre la Zambie. Le dernier match apporte une note positive, mais le parcours complet montre aussi la distance qui sépare encore les Léopards dames des premières places continentales.
Une dernière victoire sans trembler
Les Congolaises ont battu la Zambie trois sets à zéro le 2 septembre. Elles ont remporté les manches 25 à 21, 25 à 20 et 25 à 14. Le score raconte une rencontre maîtrisée, avec un écart qui s’est creusé au fil du match. Après deux premiers sets encore disputés, la RDC a fermé la porte dans le troisième.
Ce succès fixe le classement final à la 11e place. Il compte parce qu’un tournoi continental ne se résume pas aux médailles. Chaque match de classement permet de mesurer la réaction du groupe après une déception, de donner du temps de jeu et de préserver une dynamique. Les Léopards ont au moins quitté la compétition sur une prestation lisible.
Il serait toutefois trompeur de transformer ce résultat en bilan pleinement satisfaisant. L’objectif d’une sélection nationale reste de se rapprocher du haut du tableau. La victoire contre la Zambie doit donc servir de point d’appui, pas de masque posé sur les difficultés rencontrées auparavant.
Un parcours irrégulier
En phase de groupes, la RDC avait commencé par une victoire trois sets à zéro contre le Burundi. Elle s’était ensuite inclinée sur le même score face à l’Ouganda, puis au Rwanda. Ces deux défaites ont limité ses possibilités de viser une meilleure place.
Le match contre le Nigeria résume peut-être le mieux le tournoi congolais. Les Léopards ont gagné les deux premières manches avant de perdre la rencontre trois sets à deux. Elles ont donc montré qu’elles pouvaient prendre l’avantage sur un adversaire solide, mais pas encore maintenir leur niveau jusqu’au dernier point. Ce renversement devra être étudié avec précision : gestion de la fatigue, réception, efficacité offensive, choix de rotation et maîtrise des moments serrés.
Le nom de Musala Bumayi a été cité parmi les libéros qui se sont distinguées. Cette reconnaissance individuelle est encourageante. Elle ne remplace pas le besoin d’un bilan collectif, mais elle peut aider à identifier les joueuses autour desquelles consolider la prochaine campagne.
Les écarts se travaillent avant le tournoi
Les grandes compétitions révèlent souvent des problèmes construits plusieurs mois auparavant. Une sélection qui dispose de peu de rassemblements doit créer ses automatismes dans l’urgence. La qualité du championnat national, le nombre de matches joués, l’accès aux salles et le suivi physique influencent directement ce que l’équipe peut produire sur la scène africaine.
Le prochain bilan devrait donc aller au-delà des scores. Il faut connaître la durée réelle de la préparation, le nombre de séances collectives, les matches amicaux disputés et les conditions du déplacement. Ces informations permettraient de distinguer ce qui relève des choix techniques de ce qui dépend de l’organisation.
La Fédération doit aussi expliquer l’objectif fixé avant le tournoi et les enseignements retenus. Une 11e place peut être un recul, une stabilité ou une étape selon le point de départ et les moyens mobilisés. Sans critères annoncés, le débat se réduit trop facilement à l’enthousiasme d’une victoire ou à la colère d’une défaite.
Construire un calendrier pour progresser
Le championnat réunissait seize équipes et portait des enjeux de qualification internationale. Les trois meilleures sélections admissibles devaient gagner une place pour la Coupe du monde 2027, tandis que le titre continental ouvrait la route olympique vers Los Angeles 2028. La RDC a terminé loin de ces places, ce qui donne une mesure claire du travail restant.
La progression passera par un calendrier régulier. Des regroupements annoncés plus tôt, des oppositions contre des équipes de niveaux différents et un suivi statistique aideraient le staff à corriger les faiblesses. Les joueuses évoluant au pays et à l’étranger doivent aussi savoir à quelles échéances elles sont attendues.
Le public peut accepter qu’une équipe soit en construction. Il a davantage de mal à comprendre les préparations tardives et les objectifs changeants. Une communication simple sur le programme, les moyens et l’évaluation renforcerait la confiance autour de la sélection féminine.
La 11e place n’est ni un désastre à dramatiser ni un résultat à célébrer sans réserve. Elle constitue une photographie honnête du niveau atteint à Nairobi. Les trois sets gagnés contre la Zambie montrent une capacité à réagir. La défaite après avoir mené contre le Nigeria montre l’endroit où la constance s’est brisée. Le véritable progrès commencera si ces deux leçons se retrouvent dans le prochain plan de préparation.

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