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Kongo Central : les nouveaux frais scolaires appellent un barème public dans chaque école

Kongo Central : les nouveaux frais scolaires appellent un barème public dans chaque école
Élèves d’une école primaire en République démocratique du Congo en mai 2007. Photo d’archive, elle ne montre pas un établissement du Kongo Central en 2026. Crédit : Ken Wiegand, USAID, domaine public, via Wikimedia Commons. Recadrage éditorial.
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La fixation des frais scolaires dans les établissements publics du Kongo Central provoque des contestations et place le gouvernement provincial face à une exigence de transparence. Un arrêté signé le 18 septembre par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo et contresigné par le ministre provincial de l’Éducation, Jean Ndombasi Kimboko, définit les montants de l’année scolaire 2026-2027.

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Les réactions portent notamment sur une hausse de 18 200 francs congolais rapportée pour plusieurs catégories. L’Association nationale des parents d’élèves et étudiants a rencontré le ministère provincial le 25 septembre. Elle affirme ne pas avoir été consultée avant la décision. À l’Assemblée provinciale, le ministre a aussi été appelé à répondre aux questions des élus sur les motifs et la procédure de fixation.

Le débat ne peut pas être réduit à un seul chiffre. Les montants varient selon le niveau, l’option et le trimestre. Pour la maternelle ainsi que les septième et huitième années, le barème publié prévoit 69 200 francs au premier trimestre, 66 700 au deuxième et 66 500 au troisième. Dans les options pédagogie, littéraire et scientifique, il est annoncé à 70 200 francs au premier trimestre puis à 67 700 francs pour chacun des deux suivants.

Les options techniques affichent des montants plus élevés. Les filières commerciale et sociale sont annoncées à 73 200 francs au premier trimestre puis 70 200 francs. L’agriculture et la coupe-couture atteignent 74 200 francs puis 71 700 francs. Les filières industrielles sont fixées à 82 200 francs au premier trimestre et à 79 700 francs pour les deuxième et troisième trimestres. Le bulletin scolaire est indiqué à 1 000 francs.

Un tableau unique à afficher dans les écoles

La priorité est de rendre le barème compréhensible avant tout paiement. Chaque établissement devrait afficher un tableau portant le niveau, l’option, le montant par trimestre, la date d’échéance et la référence de l’arrêté. Une photographie du tableau pourrait aussi être publiée sur les canaux officiels de la province et transmise aux associations de parents.

Cette présentation permettrait de séparer les frais autorisés des demandes ajoutées localement. Les parents signalent souvent des contributions portant des noms différents, parfois difficiles à comparer entre deux écoles. Sans document unique, une somme provinciale peut être confondue avec des frais de fonctionnement, de construction, de sécurité, d’inscription ou d’activités.

La transparence doit aussi concerner les exemptions et les modalités de recours. Une famille qui estime avoir payé davantage doit savoir à quel service s’adresser, quels justificatifs conserver et dans quel délai obtenir une réponse. Un numéro provincial ou un registre de plaintes par sous-division scolaire rendrait le contrôle plus concret.

Expliquer le coût et l’usage de la hausse

Les autorités doivent préciser la méthode de calcul. Une hausse peut être justifiée par l’évolution des dépenses, mais elle doit être reliée à des besoins mesurables. Il faut indiquer la part destinée au fonctionnement pédagogique, aux enseignants, à l’entretien, aux évaluations et aux services administratifs.

Cette ventilation éviterait deux erreurs. La première consiste à présenter tout paiement comme un abus sans examiner la base réglementaire. La seconde consiste à considérer qu’un arrêté suffit à rendre toute perception légitime. Le contrôle doit porter à la fois sur l’autorisation et sur l’usage de l’argent.

Le calendrier de paiement mérite la même attention. Le montant annuel cumulé devient lourd pour un ménage qui scolarise plusieurs enfants. L’étalement par trimestre ne protège pas automatiquement les familles si une école exige l’ensemble au début de l’année. Les autorités devraient interdire clairement toute anticipation non prévue et proscrire l’exclusion immédiate d’un élève pendant l’examen d’une contestation.

Associer les parents avant le prochain arrêté

La rencontre organisée après la contestation peut corriger des incompréhensions, mais elle intervient une fois la décision signée. Pour le prochain exercice, un calendrier de consultation devrait être publié avant l’adoption du barème. Il pourrait réunir représentants des parents, syndicats, chefs d’établissement, élus provinciaux et services de l’éducation.

Les échanges devraient s’appuyer sur des données simples : coût moyen par élève, état des infrastructures, besoins des options techniques, capacité contributive des ménages et résultats de l’année précédente. Une consultation fondée sur ces chiffres serait plus utile qu’une discussion limitée à l’acceptation ou au rejet d’une hausse globale.

Au Kongo Central, la question centrale dépasse donc le montant des frais. Elle concerne la manière dont une décision touchant presque chaque famille est préparée, expliquée et contrôlée. Afficher un barème complet dans chaque école serait la première mesure. Publier ensuite l’usage des fonds et le bilan des plaintes permettrait de rétablir la confiance.

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