Par Redaction Nzadinews.net
Point d’actualité du 15 septembre 2026 à 13 h, heure de Kinshasa, complété avec les informations disponibles à 13 h 16.
La marche de la Coalition Article 64 ne connaît pas le même déroulement d’une ville à l’autre. À Kananga, la police a dispersé les militants avant le départ du cortège. À Kinshasa, des opposants se sont rassemblés à Limete et à Bandalungwa. Ce point de la mi-journée fait apparaître une mobilisation inégale, sur fond de désaccord persistant autour de tout projet de changement de la Constitution.
À Kananga, le rassemblement empêché
Au rond-point Notre-Dame, où devait commencer la marche, les forces de l’ordre étaient déployées dès le début de la matinée. Selon le reportage de Radio Okapi publié à 12 h 13, les militants qui tentaient de se regrouper ont été dispersés au gaz lacrymogène vers 9 h 30.
Plusieurs interpellations sont rapportées, dont celle de Maître Jacques Nkole, cadre d’Ensemble pour la République. Aucun bilan complet des personnes arrêtées n’était disponible dans ce premier compte rendu. Il ne permet pas non plus d’établir un bilan des éventuels blessés.
La mairie avait interdit la manifestation pour des raisons sécuritaires. La C64 rejette cette décision et défend son droit de manifester. À Kananga, le bras de fer s’est donc joué avant même que les participants puissent emprunter le parcours envisagé.
Kinshasa, entre mobilisation et encadrement
Dans la capitale, les observations de la matinée font état de militants réunis à l’Échangeur de Limete, avec des drapeaux de partis et des chants. Des partisans d’Ensemble pour la République progressaient également à Bandalungwa vers le rond-point Moulaert, selon Radio Okapi.
Ces deux lieux sont les points de départ retenus par les organisateurs. Un accord conclu avec l’Hôtel de ville a modifié la destination du cortège : le boulevard Triomphal, près de l’école Sévigné, doit remplacer le Parlement comme point de chute.
Les autorités provinciales expliquent cette modification par la nécessité de préserver l’inviolabilité du Parlement, alors que les deux chambres ouvrent leur session. Devos Kitoko, secrétaire général de l’ECiDé, a pour sa part appelé les participants à manifester pacifiquement et à respecter les personnes comme les biens.
La présence de groupes dans la rue ne permet pas, à elle seule, de mesurer l’ampleur de la mobilisation dans toute la capitale. Les éléments consultés pour ce point ne permettent pas davantage de confirmer l’arrivée du cortège à sa destination finale.
Des réponses différentes en provinces
À Matadi, des militants réunis au rond-point Simon Kimbangu ont été empêchés de démarrer. À Lubumbashi, Radio Okapi rapporte une dispersion au Square Forrest et cite des sources sécuritaires évoquant une vingtaine d’arrestations. Ce chiffre reste attribué à ces sources et ne constitue pas un bilan indépendant.
Le même tour d’horizon fait état d’une marche à Bandundu, tandis que des tentatives de rassemblement ont été empêchées à Kisangani. Il serait donc prématuré de résumer cette journée à une seule situation nationale.
Le désaccord politique reste entier
Au cœur de cette mobilisation se trouve le refus, exprimé par la C64, de tout projet de changement de la Constitution. Les modalités d’encadrement des marches ajoutent une autre question au débat : la place laissée à l’expression de l’opposition dans l’espace public.
À ce stade, aucun total national fiable ne peut être avancé sur la participation, les interpellations ou les blessés. Le bilan politique de la journée devra tenir compte des cortèges effectivement tenus, mais aussi des manifestations interdites ou interrompues.
Rédaction Nzadinews
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