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B-READY : la Cellule présidentielle consolide le suivi, les résultats restent à publier

La Cellule du climat des affaires de la Présidence a élaboré un tableau numérique destiné à suivre les mesures rapides liées à B-READY. Réuni à l’ANAPI, le dispositif entre dans une phase de consolidation. Son utilité dépendra désormais de données à jour, de preuves d’exécution et d’une restitution accessible.

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Vue du boulevard du 30 Juin et du quartier d’affaires de Kinshasa.
Le boulevard du 30 Juin à Kinshasa. Photo d’illustration du climat des affaires, prise en 2010, sans lien direct avec la réunion du 2 septembre 2026. Crédit photo : MONUSCO/Myriam Asmani, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons. Recadrage éditorial. Source de l’image.

La Cellule du climat des affaires de la Présidence a élaboré un tableau numérique destiné à suivre les mesures rapides liées à B-READY. Réuni à l’ANAPI, le dispositif entre dans une phase de consolidation. Son utilité dépendra désormais de données à jour, de preuves d’exécution et d’une restitution accessible.

Un rapport consolidé à l’ANAPI

Plusieurs administrations se sont retrouvées mercredi 2 septembre à l’Agence nationale pour la promotion des investissements. La réunion était consacrée à la présentation et à la consolidation du rapport définitif du Tableau numérique de suivi-évaluation, appelé TNSE. L’outil porte sur les mesures dites « Quick Wins » retenues dans la préparation congolaise à l’évaluation B-READY.

Le TNSE a été élaboré par la Cellule du climat des affaires de la Présidence, après des travaux techniques organisés notamment avec l’ANAPI. La Primature, des ministères, des administrations et les points focaux du programme ont participé à la rencontre. L’ANAPI assure la coordination technique du chantier.

Cette attribution doit être formulée avec précision. Le tableau relève d’une cellule rattachée à la Présidence et s’inscrit dans une orientation soutenue par les plus hautes institutions. La réunion du 2 septembre n’est pas un acte personnel de Félix Tshisekedi. Elle correspond à un travail administratif collectif, mené par des structures chargées du climat des affaires.

Le passage de la feuille de route au contrôle

En juin, les acteurs publics et privés avaient validé une feuille de route de mesures jugées rapides à mettre en œuvre avant la fin de septembre. Les thèmes annoncés comprenaient notamment la fiscalité, le commerce, l’accès au financement, la concurrence, le règlement des différends et l’insolvabilité. En juillet, des points focaux ont été désignés pour encoder et actualiser les informations dans le tableau.

La réunion de septembre marque donc un changement d’étape. Il ne s’agit plus seulement d’énumérer des réformes, mais de rassembler les données censées montrer leur avancement. Les participants ont examiné le rapport, formulé des observations et cherché à fiabiliser les informations enregistrées.

Le compte rendu public ne livre toutefois ni la liste complète des mesures suivies, ni leur taux d’exécution, ni les retards par administration. Il ne précise pas non plus si le tableau sera consultable par les entreprises, les organisations professionnelles ou les citoyens. Le mot « définitif » décrit le rapport présenté. Il ne signifie pas que toutes les réformes sont achevées.

B-READY mesure plus qu’un classement

Le programme B-READY du Groupe de la Banque mondiale a remplacé Doing Business. Sa méthode examine dix domaines de la vie des entreprises. Elle combine trois dimensions : le cadre réglementaire, les services publics liés aux entreprises et l’efficacité observée dans la pratique. Les données proviennent de consultations d’experts et d’enquêtes auprès des entreprises.

Cette méthode rappelle une limite essentielle. Adopter un texte ne suffit pas si le service reste lent, coûteux ou inaccessible. Inversement, une amélioration locale peut rester invisible si elle n’est pas documentée de manière cohérente. Le tableau congolais peut aider à réunir ces preuves, mais il ne remplace ni l’expérience des entreprises ni la validation indépendante des données.

La prochaine évaluation annoncée pour décembre 2026 donne une échéance. Elle peut accélérer les administrations, avec un risque : privilégier les pièces faciles à produire plutôt que les changements réellement ressentis. Un formulaire numérisé, par exemple, n’améliore pas une procédure si l’usager doit ensuite multiplier les déplacements et les paiements.

La transparence comme test du tableau

Un outil de suivi devient crédible lorsque chaque mesure possède un responsable, un délai, un état de départ et une preuve vérifiable. Il doit aussi conserver les retards, au lieu de les effacer lors de la consolidation. Sans historique, il est impossible de distinguer une réforme achevée d’une simple annonce reformulée.

La publication d’un tableau simplifié renforcerait la redevabilité. Les entreprises pourraient comparer les progrès déclarés à leur expérience. Les administrations pourraient expliquer les obstacles qui ne dépendent pas d’elles. Les autorités disposeraient enfin d’une base commune pour arbitrer les blocages.

Pour l’instant, le fait nouveau est la consolidation du rapport TNSE. C’est une étape utile de pilotage, pas encore la preuve d’un climat des affaires transformé. Le résultat se verra lorsque les démarches coûteront moins de temps, que les règles seront plus prévisibles et que les données du suivi pourront être confrontées à la réalité quotidienne des opérateurs.

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