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Washington retire François Olenga et Safari Club de sa liste de sanctions

Washington retire François Olenga et Safari Club de sa liste de sanctions
Le général François Olenga dans son bureau, lors d’un entretien accordé à VOA Afrique. Photo réelle d’archive. Crédit : Nicolas Pinault, VOA.
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L’Office américain de contrôle des avoirs étrangers a retiré le général congolais François Olenga et le Safari Club de sa liste de sanctions. La mise à jour publiée le 23 septembre 2026 met fin aux restrictions américaines directement liées à ces désignations, neuf ans après leur inscription.

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L’avis de l’OFAC supprime plusieurs variantes du nom de François Olenga ainsi que les appellations associées au complexe touristique de Kinshasa, dont Centre de loisir Safari Club et Safari Beach. Il s’agit d’un même individu et d’une même structure enregistrés sous plusieurs dénominations dans le dispositif américain.

François Olenga avait été sanctionné le 1er juin 2017. Il dirigeait alors la Maison militaire de l’ancien président Joseph Kabila. Le Trésor américain l’accusait d’avoir supervisé des opérations de sécurité visant l’opposition et d’avoir contribué à l’entrave du processus démocratique. Safari Club avait été désigné en raison des liens que Washington lui attribuait avec le général.

Le militaire congolais avait rejeté ces accusations. La décision de retrait publiée mercredi ne fournit pas d’explication détaillée et ne doit donc pas être présentée comme une décision judiciaire sur le fond des reproches formulés en 2017. Elle signifie que les mesures de blocage américaines attachées à ces inscriptions ne s’appliquent plus, sous réserve d’éventuelles autres restrictions indépendantes.

Cette nuance est importante. Une radiation de la liste des ressortissants spécialement désignés modifie le régime administratif appliqué par les personnes et institutions relevant de la juridiction américaine. Elle ne constitue pas, à elle seule, un jugement sur l’ensemble des faits politiques ou sécuritaires évoqués au moment de la sanction.

Ancien chef d’état-major des forces terrestres, François Olenga avait ensuite occupé la tête de la Maison militaire de la présidence. Son nom demeure associé à la période de la rébellion du M23 en 2012 et 2013, puis aux tensions politiques ayant précédé les élections de 2018. Il a quitté le service actif en 2018.

Le retrait intervient dans une séquence où les sanctions américaines liées à la RDC restent un instrument de pression politique et sécuritaire. L’OFAC continue de publier des désignations ou des radiations en fonction des décisions de l’administration américaine. Pour les acteurs congolais concernés, chaque modification peut avoir des conséquences sur l’accès aux banques, les transactions en dollars et les relations avec des partenaires internationaux.

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